Florence, l’étourdissante

Florence ville d’art et de shopping 

Amateurs de calme et d’ambiance feutrée, s’abstenir. Du moins aux mois de juillet et d’août. Mais Florence reste une destination très prisée tout au long de l’année.

Place du Duomo.

Place du Duomo.

Le premier contact avec cette ville italienne, riche d’histoire peut être suffocant si l’on commence par la célèbre place du Duomo. Saturée de touristes qui se croisent en groupes serrés ou qui font d’interminables files pour pénétrer dans ses bâtiments emblématiques, cette place est en outre envahie par ces constructions volumineuses –la cathédrale Santa Maria del Fiore avec le Duomo, le campanile et le baptistère- aux façades en marqueterie de marbre –gris clair, blanc et vert-. Cet assemblage peut faire penser à un puzzle géant dont les pièces s’imbriquent à la perfection. Seules les portes et quelques ouvertures ouvragées viennent rompre cette géométrie lancinante.

A Florence, la coupole du Duomo et le campanule restent des points de repère immanquables et le volume de ces constructions est tel que de toutes les rues qui y conduisent, le regard du passant butte sur cet ensemble, comme un énorme paquebot à quai.

Le campanile et la coupole du Duomo s'inscrivent dans le paysage où que l'on soit.

Le campanile et la coupole du Duomo s’inscrivent dans le paysage où que l’on soit.

La Place de la Signoria est moins étouffante avec « seulement » le Palazzio Vecchio et la Loggia dei Lanzi et ses statues. Autre passage obligé, le Ponte Vecchio, noir de monde, d’autant plus qu’il enjambe l’Arno à un endroit où il est assez étroit. Les échoppes des bijoutiers qui l’occupent de part et d’autre attirent les badauds qui s’agglutinent devant les vitrines.

Le Corridorio Vasariano passe sur le Ponte Vecchio.

Le Corridorio Vasariano passe sur le Ponte Vecchio.

La place de la Repubblica serait dégagée si elle n’était pas envahie par les terrasses grand format des différents cafés. Couvertes, elles sont rafraîchies en été à la vapeur d’eau. Ce serait dommage de s’installer sur ces plateaux aseptisés qui font face à d’autres plateaux similaires et de ne pas pénétrer dans les établissements qui, eux, ont une âme, une histoire à raconter. Pour faire son choix, il faut échapper au personnel qui fait de la retape pour attirer le chaland.

Limiter Florence à ces lieux – dont certains méritent cet afflux- serait lui faire un affront. Un constat, cette ville est minérale. Les espaces publics sont pavés, nul massif ou arbre ne se profilent.  Une seule exception, la place devant l’église Santa Maria Novella où sont plantées quelques fleurs basses qui n’apportent aucune ombre et n’arrivent pas à contre-carrer l’impression d’aridité. Le long de ses rues, s’alignent bâtisses et  palais aux pierres blondes lisses ou en gros moelleux ventrus et austères qui donnent une impression de solidité non démentie par leur âge. On imagine que de lourds secrets cachés derrière ces murs hermétiques, les contrats et des alliances qui s’y sont tramés à l’abri d’oreilles indiscrètes. Quelques portes entrouvertes laissent apercevoir des jardins intérieurs. En fin de journée, lorsque les cars ont ramené les groupes dans leurs hôtels et qu’un petit vent discret se lève, les rues s’apaisent et il devient plus facile de s’approcher de Florence de ce qu’elle fut, de ce qu’elle est, de laisser libre court à son imagination.

Quelques incontournables de Florence

 Le Duomo évidemment conçu par le fameux Brunelleschi au début du XVI ème siècle et dont la coupole est recouverte de fresques de Vasari et de Zuccaro figurant le Jugement dernier. La montée des 463 marches d’un escalier étroit et sombre est un véritable calvaire. Mais les fresques sont somptueuses. Dommage que des plaques en plexiglass disposées tout le tour du promenoir depuis lequel on peut les admirer soient aussi hautes. Elles évitent les chutes intempestives des touristes exaltés ou mélancoliques mais gênent le regard. Un effort supplémentaire et on se retrouve tout en haut à l’extérieur avec une vue panoramique sur Florence et ses alentours.

Détail des fresques du Duomo.

Détail des fresques du Duomo.

Le baptistère, l’un des plus ancien bâtiment de la cité est célèbre pour ses portes en bronze, sa coupole en mosaïques dorées et son sol lui aussi en mosaïques mais de marbres.

Piazza del Duomo, Firenze, www.operaduomo.firenze.it.

Détail d'une porte du baptistère.

Détail d’une porte du baptistère.

Le Palazzio Vecchio ou Palazzio della Signoria où siégeait le gouvernement de la ville. Belle bâtisse en pierres blondes. On y pénètre par une cour intérieure aux colonnes richement décorées. El salone dei Cinquecento symbolise le lieu de pouvoir par excellence. A voir absolument la Sala delle Carte Geografiche avec son énorme mappemonde et ses cartes anciennes.

Piazza della Signoria, Firenze, http://www.museicivicifiorenini.it.

Partie haute de la tour du Palazzo Vecchio.

Partie haute de la tour du Palazzo Vecchio.

La Galleria dell’Academia est un musée réputé notamment en raison de la la gigantesque statue de David par Michel Ange.

Via Ricasoli, 60, Firenze, www.polomuseale.firenze.it.

La célèbre Galleria degli Uffizi était au départ des « bureaux » de l’administration. Ils ont vite servi à entreposer les richesses des Médicis. Ils abritent une riche collection de peintures italiennes et européennes du XII ème au XVIII siècles de Cimabue, Masaccio, Paolo Uccelo, Piero della Francesca, Botticelli, Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, le Titien ou le Caravage. Coup de cœur pour la salle n°5 du « gothique international » et plus particulièrement « L’adoration des Mages » de Gentile da Fabriano et la salle consacrée à Filippo Lippi, le moine défroqué, et à son fils Filippino Lippi et le petit tableau de Dürer, une merveilleuse « Adoration des Mages », dans la salle n°45. Au-delà, des richesses que renferme la Galleria degli Uffizi, son bâtiment en U mériterait à lui seul le détour avec ses belles galeries vitrées aux plafonds enrichis de fresques et qui donnent sur la ville. L’étonnante Tribuna aménagée pour recevoir les collections de François de Médicis est  censée représenter les quatre éléments : la terre avec le marbre au sol, l’air avec les 600 coquilles de nacre qui tapissent sa coupole, le feu avec le velours rouge des murs et l’air avec le drapeau qui posé sur son toit.

Piazzale degli Uffizi, Firenze, www.polomuseale.firenze.it.

Inspirés par ces grands maîtres et espérant que les foules qui passent à proximité aient perdu tout sens critique, des vendeurs bordent la via Ricasoli qui longe la Galleria dell’Accademia avec des peintures criardes installées à même le sol. Aux Uffizi, dans la cour intérieure délimitée par les deux galeries parallèles de la construction, des peintres ont posé leur chevalet pour tirer le portrait des passants.

Portraitistes installés entre les deux ailes de la Galeria degli Uffizi.

Portraitistes installés entre les deux ailes de la Galeria degli Uffizi.

A visiter pour le plaisir

Tous ces lieux bien connus attirent les touristes du monde entier qui, ne restant en général que deux ou trois jours maximum à Florence, s’y précipitent et engendrent d’horribles congestions. Mais Florence regorge de beautés bien répertoriées que les touristes négligent.

A vous, les déambulations loin des foules, les visites tranquilles au cours desquelles on peut s’abîmer dans un tableau, revenir contempler un détail surprenant d’architecture.

Le Palazzo Pitti à l’austère façade à laquelle on accède par une vaste esplanade empierrée cache des merveilles d’opulence notamment dans la Galeria Palatina où sont suspendus des tableaux des grands maîtres de la peinture dont certains attirent tant de monde aux Uffizi. Plus près de nous, la Galleria d’Arte Moderna expose des peintres toscans du XIX ème et du XX ème siècle dont les fameux Macchiaioli, contemporains des Impressionnistes. Deux tableaux pointillistes et grand format de Plinio Nomellini, Il primo compleanno et Mezzogiorno, baignés de lumière et véhiculant une image de douceur et de joie de vivre donnent envie de participer à l’histoire racontée. La Galleria del Costume présente des vêtements du XVIII ème mais aussi des créations plus tardives de Fortuny, Jeanne Lanvin, Schiaparelli, ou Emilio Pucci, par exemple, et contemporaines de Givenchy, Roberto Cavalli, Gianfranco Ferre ou Jean-Paul Gautier. D’autres musées se trouvent dans l’enceinte du Palais Pitti mais passons prendre l’air dans le Giardino de Boboli. Deux volées d’espaliers conduisent à ses hauteurs toutefois, les escalader au pic du soleil est assez éprouvant.

Piazza Pitti, Firenze, www.polomuseale.firenze.it.

Arrière du Palazzo Pitti depuis les jardins de Boboli.

Arrière du Palazzo Pitti depuis les jardins de Boboli.

Le fameux Corridorio  Vasariano  permettait aux Médics vivant au Palais Pitti de se rendre au Palazzio Vecchio sans se mêler à la foule, soit 1 km construit en cinq mois serpente à travers la ville, s’appuie sur les échoppes du Ponte Vecchio, fait un coude soutenu par des colonnes, vers les Uffizi et ressort au-dessus de la ruelle qui sépare les Uffizi du Palais Vecchio, formant un pont aérien entre ces deux bâtiments. Contrairement à ce qui est souvent dit, le Corridorio Vasariano n’est pas fermé, son accès est juste limité. Il suffit de s’inscrire auprès de www.florencetown.com, entre autres, et de régler la modique somme de 85 euros par personne pour y pénétrer.

Le Ponte Vecchio avec ses bijouteries et le Corridor Vasariano qu'il supporte fait partie des curiosités de Florence.

Le Ponte Vecchio avec ses bijouteries et le Corridor Vasariano qu’il supporte fait partie des curiosités de Florence.

Le Palazzo Medici-Riccardi commandé par Cosme l’Ancien, plus modeste que le Palazzo Pitti, évoque cette célèbre famille dont l’histoire est intimement mêlée à celle de Florence. Cette construction considérée à l’époque comme un geste d’orgueil symbolisant la volonté d’hégémonie des Médicis sur Florence valut à Cosme d’être exilé, en définitive pour très peu de temps. Son petit-fils Laurent le Magnifique y vécut.

Via Cavour, 3, Firenze, www.palazzo-medici.it.

Cour du Palazzo Medici-Riccardi.

Cour du Palazzo Medici-Riccardi.

Les Cappelle Medicee, tout près du Palazzo Medici-Riccari et adossées à l’arrière de la Basilica di San Lorenzo, ont été conçues pour abriter les dépouilles des Médicis. Belle démonstration de la richesse et du pouvoir des Médicis ! On pénètre dans une crypte toute simple et basse. Quelques marches plus haut, on est sidéré par le volume et la richesse de la décoration de la véritable chapelle. Marbres et pierres dures se marient pour créer un décor somptueux. Les monuments funéraires placés en hauteur tout le tour de la salle sont imposants.

Piazza Madonna degli Aldobrandini, 6, Firenze, www.polomuseale.firenze.it.

L’église Santa Croce fondée en 1294 à la charpente peinte est aussi très riches en peintures. A voir notamment la chapelle des Bardi ornée par Giotto. Cette église est connue pour ses monuments funéraires dont ceux de Michel-Ange, Galilée ou Machiavel. A l’extérieur, la chapelle dei Pazzi est ornée de médaillons en céramique particulièrement réussis. On en voit d’autres de ce genre plus ou moins aboutis dans différentes églises de Florence ou même sur leurs murs extérieurs. Les deux cloîtres sont des havres de tranquillité.

Piazza Santa Croce, 16, Firenze, www.santacroceopera.it.

Façade de Santa Croce.

Façade de Santa Croce.

La Basilica Santa Maria Novella, avec sa façade très équilibrée en marbre blanc et vert sert d’écrin aux œuvres de Giotto, Brunelleschi, Filippino Lippi ou Masaccio. Les fresques de la Cappellone degli Spagnoli foisonnent de personnages. De délicates senteurs flottent sur l’un des côtés du cloître.

Piazza Santa Maria Novella, 18, Firenze.

Façade de Santa Maria Novella

Façade de Santa Maria Novella

L’atelier des pierres dures, institution créée par les Médicis qui raffolaient de ce type de décoration,  renferme des trésors de virtuosité. De très fines marqueteries de pierres dures constituent des motifs géométriques pour tables, consoles ou cabinets mais surtout dessinent paysages, bouquets, natures mortes ou portraits. A l’étage, échantillons de pierres ainsi que tables ou outils de travail. Ambiance recueillie, pour amateurs très peu nombreux.

Museo dell’Opificio delle Pietre Dure, via degli Alfani 78, Firenze.

Le couvent San Marco présente la particularité d’avoir ses cellules du premier étage décorées par Fra Angelico. Le redoutable Giralamo Savonarole, réformateur qui luttait contre la pompe de l’église et les signes extérieurs de richesse des fidèles, en devient le prieur en 1481. On peut aussi y voir la cellule réservée à Cosme de Médicis, plus spacieuse que les autres et composée de deux pièces.

Piazza San Marco, 1, Firenze, www.polomuseale.firenze.it.

Le Palazzo Davanzati, bâtiment du centre historique construit au milieu du XIV ème siècle avec sa cour intérieure surplombée par des galeries, illustre le passage du Moyen-Age à la Renaissance. Les murs de certaines de ses salles sont entièrement peints avec des motifs de perroquets ou de paons.

Museo di Palazzo Davanzati, via Porta Rossa 13, Firenze, www.polomuseale.firenze.it.

Le Museo Archeologico fait partie de ces lieux injustement désertés par les touristes. Autant en profiter pour s’imprégner de la culture étrusque et visiter les salles égyptiennes.

Museo Archeologico, Piazza della Santissima Annunziata, 12, Firenze.

Le Palazzo Strozzi construit par les Strozzi, de riches banquiers, accueille des expositions. Monumental, il donne sur la via Tornabuoni et sur la piazza Strozzi.

Palazzo Strozzi, piazza Strozzi, Firenze, www.palazzostrozzi.org

Détail de la façade du Palazzo Strozzi

Détail de la façade du Palazzo Strozzi

La Piazza della Signoria a beau être très fréquentée, la grande plaque ronde qui se trouve à l’avant du Palazzo Vecchio est piétinée sans que personne ne se penche sur ses inscriptions. Elle a été installée à l’endroit où fut brûlé Savonarole qui avait fini par indisposer les Florentins riches et puissants. Ironie du destin, c’est à lui que l’on doit l’expression « bûcher des vanités ». Il avait auparavant fait brûler dentelles, éventails, bijoux, livres et œuvres d’art, symboles des vanités de ce monde.

Plaque posée à l'endroit où Savonarole fut brûlé.

Plaque posée à l’endroit où Savonarole fut brûlé.

Les Médicis à Florence

Les Médicis ont fortement marqué l’histoire de Florence. On peut s’amuser à suivre un circuit Médicis passant par le palais Medicci-Ricardi, les chapelles Médicis, le Palazzo Vecchio, les Uffizi, le corridor Vasari et se terminant au Palazzo Pitti.

Mes coups de cœur à Florence

Alessandro Dari, orfèvre d’exception, imagine des bijoux qui racontent une histoire : bagues châteaux, coquillage, visage, instrument de musique, collier araignée. Il joue avec la matière et les pierres en magicien. Il travaille sur place à la vue des visiteurs, dans le petit atelier qu’il a aménagé au sein de sa boutique. A découvrir dans une rue paisible du quartier de l’Oltrano.

Alessandro Dari, via san Niccolo, 115, Firenze, www.alessandrodari.com

Bague créée par Alessandro Dari.

Bague créée par Alessandro Dari.

Genten est la rencontre des cultures et des traditions japonaises et italiennes et plus particulièrement toscane. Cette marque japonaise a recours au savoir-faire ancestral des artisans toscans notamment  pour élaborer une maroquinerie intemporelle et respectueuse de l’environnement. Les modèles aux lignes épurées sont finis avec le plus grand soin. Leur élégante simplicité ne tolère aucune approximation. Très belle technique de cuir tressé. Des chaussures et des vêtements sont proposés dans le même registre. Genten existe depuis dix ans et se développe au Japon et en Chine et a ouvert la boutique de Florence il y a un an. Elle se trouve au rez-de-chaussée du palais médiéval Cerchi, des banquiers et des négociants. Les voûtes sont décorées de frises dans lesquelles s’insèrent des épis de maïs, célébrant la découverte de l’Amérique. Ce cadre se marie avec un décor en papier doré en provenance de Kyoto. Un artisan vient le samedi à la boutique et prend des commandes pour des produits sur mesure.

Genten, via della Condotto, 50, Firenze,  www.gentenfirenze.com.

Sacs en cuir Genten tressés à la main.

Sacs en cuir Genten tressés à la main.

Officina Profumo-Farmaceutica di Santa Maria Novella embaume et ce n’est pas étonnant que ses effluves parfument le cloître de Santa Maria Novella. Créée vers 1221 par les moines dominicains qui y préparaient médicaments et baumes, elle s’est ouverte au public en 1612. Les clients se promènent avec recueillement dans les salles au décor historique et raffiné pour choisir une eau de cologne (la Santa Maria Novella est d’une douceur sublime), des produits de soins ou d’hygiène, des liqueurs, comme l’Elixir de Chine ou d’Edimbourg, des pots pourris, des tisanes ou des pastilles. Intéressant musée de pots à pharmacie anciens. Mon chien Rainbow m’en veut encore de ne pas lui avoir ramené de talc à la rose à saupoudrer dans ses oreilles. Ambiance feutrée, cadre ancien mais fonctionnement ultra-moderne. A chaque rayon, une carte magnétique enregistre vos achats, vous n’avez plus qu’à passer à la caisse où les produits vous attendent.

Officina Profumo-Farmaceutica di Santa Maria Novella, via della Scala, 16, Firenze, www.smnovella.com.

L'une des salles de l'Officina Profumo Farmaceutica di Santa Maria Novella

L’une des salles de l’Officina Profumo Farmaceutica di Santa Maria Novella

Une petite ménagerie en argent et émaux colorés envahit certaines vitrines du Ponte Vecchio. Souris, oiseaux, ours, chevaux, insectes, autruches, lapins, tortues, kangourous, vaches, poissons s’y présentent en rangs serrés. Des souvenirs made in Italy puisque ces bestioles sont fabriquées tout près. Large choix chez S. Vaggi, qui propose aussi des bijoux.

S . Vaggi, Ponte Vecchio 2-6 et 20, Firenze, www.vaggi.it.

Petits animaux en argent et émail.

Petits animaux en argent et émail.

Le style Liberty a réussi à s’infiltrer à Florence. Par manque de temps, je n’ai pu voir que la façade d’un immeuble privé bien caractéristique, Borgo Ognissanti, 26, Firenze.

Façade de maison Art Nouveau dans le centre historique de Florence.

Façade de maison Art Nouveau dans le centre historique de Florence.

Baldovino sert de délicieuses formules rapides sans prétention. J’ai opté pour une assiette d’anti pasto toscano, de savoureuses charcuteries dont le fameux lard local et de la salade. Le tout accompagné d’un pain maison croustillant et parfumé aux épices. Tout près de l’église Santa Croce.

Baldovino, via  San Guiseppe, 22, Firenze,  www.baldovino.com.

Le musée Salvatore Ferragamo occupe désormais le sous-sol du Palazzo Spini Feroni. La boutique se trouve au rez-de-chaussée. Pas besoin d’être une fashionista déchaînée pour apprécier ce musée magistralement mis en scène et richement documenté. Pour l’histoire, des modèles emblématiques de Salvatore Ferragamo de 1927 à 1960 aux formes et aux matériaux les plus variés sont exposés, dont une paire de sandales en or de 1956. Les cinéphiles apprécieront les chaussures créées pour Marilyn Monroe, Greta Garbo ou Audrey Hepburn ainsi que le film à l’ambiance de conte de fées qui évoque les débuts de Salvatorre Ferragamo. Un moment magique. Le musée accueille aussi des créations d’artistes contemporains. La recette des tickets finance des bourses d’études pour jeunes créateurs de la chaussure.

Museo Salvatorre Ferragamo, Piazza Santa Trinita 5, Firenze, www.museoferragamo.com.

Shopping à Florence

Pour le haut de gamme, la via Tornoabuoni est le lieu idéal.  Salvatorre Ferragamo, Tiffany, Céline, Burberry, Fendi, Armani, Prada, Dior, Gucci, Bulgari, Roberto Cavalli, Tod’s ou Hermès tout au bout bordent cette rue relativement courte mais large. Lora Piana y arrive. Cartier, Bottega Venetta, Vuitton ou Dolce & Gabbana ne sont pas très loin. Cos termine des travaux pour s’installer dans le secteur, via della Vigna Nuova.

Pour des boutiques de prêt-à-porter et de maroquinerie de bon niveau mais un peu plus abordables, la via del Parione, via della spada, la via degli Strozzi offrent un large champ d’investigation et de découvertes.

Graziella dont l’atelier se trouve à Arezzo propose des bijoux sculptures en argent, en argent doré ou en or blanc, jaune, rose ou, traité au titane, noir. Ces bijoux se déclinent dans différentes couleurs d’émaux et jouent avec des rubans en soie qui s’insinuent dans les creux des pendentifs, des colliers et des bracelets. On peut ainsi transformer ses bijoux en fonction de ses humeurs ou de ses vêtements. Pendentifs, colliers et bracelets sont présentés en deux ou trois tailles pour s’adapter à la silhouette de chaque femme.

Graziella, Lungarno Acciaiuoli, 72, Firenze, www.graziellaluxury.it.

Io fait appel à des artisans locaux qui travaillent le cuir selon les techniques des moines franciscains, ont recours à des teintures végétales, dessinent les décor au fer et les enrichissent à feuille d’or. Au choix, toute une sélection d’agendas, de livres, de boîtes mais aussi des bars ou des billards.

Io, Lungarno Acciaiuoli, 78, Firenze, www.ioluxury.it.

Reluires vues chez Io.

Reluires vues chez Io.

Il Bisonte dispose d’une vaste boutique qui lui permet de montrer l’intégralité de sa collection de sacs et accessoires qui se patinent si joliment avec le temps.

Il Bisonte, via del Parione, 31-33, Firenze.

La Scuola del Cuoio, adossée à l’église Santa Croce et située dans un ancien dortoir de novices, perpétue la tradition du travail du cuir. Belles peausseries, travail soigné. Prix à l’avenant. Mais les modèles ne sont pas toujours d’un goût exquis. Personnel de la boutique peu accueillant et assez hautain.

Scuola del Cuoio, Piazza Santa Croce, 16, Firenze, http://www.leatherschool.com.

Simples mais authentiques, les sandales en cuir de Laudato, via Santa Monaca, 17, Firenze.

Hôtel à Florence

Le Palazzo Niccolini al duomo est l’ancienne propriété de la famille Naldini,  marchands et banquiers de Florence, qui l’occupa jusqu’en 1879. Il a été construit sur d’antiques maisons parmi lesquelles se trouvait l’atelier du sculpteur Donatello. Il a été transformé récemment en un petit hôtel de charme d’une dizaine de suites et chambres spacieuses aux plafonds peints et aux salles de bains en marbre. Les chambres sont pourvues d’une bibliothèque avec des livres en français et en anglais. Le petit déjeuner se prend dans une salle aux ravissantes fresques. A deux pas du Duomo.

Palazzo Niccolini al Duomo, via dei Servi, 2, Firenze, www.niccolinidomepalace.com

Salon du Palazzo Niccolini al Duomo.

Salon du Palazzo Niccolini al Duomo.

Cafés

Le Giggli dont les vitrines sont un régal pour les yeux avec ses plateaux de friandises aux couleurs acidulées et artistiquement présentés joue dans un registre bon chic bon genre à l’ancienne, avec ses lustres en verre de Murano.

Giggli, Piazza della Repubblica, 39, Firenze.

Vitrine de friandises de Gigli.

Vitrine de friandises de Gigli.

Le Giubbo Rosse, repère d’écrivains et d’artistes est plus rustique dans ses aménagements, a accroché son histoire aux murs avec de nombreuses photos.

Giubbo Rosse, Piazza della Repubblica, 13-14, Firenze, www.giubberosse.it.

Le café Rivoire fait partie des grands classiques.

Rivoire, piazza della Signoria, Firenze.

Le Florian, mais oui on n’est pas à Venise, est venu s’installer à Florence. Vision contemporaine de l’établissement fondé en 1720 place Saint-Marc, il est plus grand, plus moderne.

Florian, via Parione, 28, www.caffeflorian.com.

Le Florian de Florence dans un cadre très différent de celui de Venise.

Le Florian de Florence dans un cadre très différent de celui de Venise.

A éviter

Le Mercato Nuevo, à l’intersection de la via Porta Rossa et de la via Calimala constitue un autre lieu où s’amalgament  les touristes en mal de bonnes affaires : sacs et pashmina censés être d’authentiques productions locales,  made in Italy, à bas prix. Grands doutes pour certains. Jeter un coup d’œil sur la Fontana del Porcellino qui n’est pas un porcelet contrairement à ce que l’on pourrait croire mais un sanglier en bronze.

Le Mercato Nuevo regorge de sacs en tous genres.

Le Mercato Nuevo regorge de sacs en tous genres.

De même, les rues entre l’église San Lorenzo et le Mercato Centrale sont bordées de stands de foulards et de cuirs hauts en couleurs.

Les « outlets » de cuir prolifèrent, tout comme les marchés avec des produits à bas prix. On peut regarder pour s’amuser, au risque d’atteindre un degré de saturation et d’écoeurement. Se réserver pour des magasins plus traditionnels ou des boutiques exceptionnelles.

Tira… baralla, petit restaurant qui sert une nourriture insipide et pas donnée. Deux escalopes au citron caoutchouteuses, une part de frites, une bouteille d’eau, un café pour 35,50 euros service non compris.

Tira…baralla, via della Scala, 28, Firenze.

A savoir

Aéroport de Florence Amerigo Vespucci ou Peretola

Bien pratique, pour les provinciaux, la desserte de l’aéroport de Florence en vol direct par la compagnie Volotea depuis Bordeaux et Nantes. Avec cette solution, on se trouve tout près du centre. Plus agréable que d’arriver à l’aéroport de Pise pour rallier ensuite Florence.

http://www.volotea.com

http://www.bordeaux.aeroport.fr

L’aéroport de Florence est un tout petit aéroport. Impossible de s’y perdre. Mais attention, les affichages (vols au départ et guichets d’enregistrement) sont un peu fantaisistes. De même la livraison des bagages peut être annoncée à un endroit et se faire à un autre.

www.aeroporto.firenze.it

Taxis aéroport de Florence

Solution rassurante et peu coûteuse une vingtaine d’euros de base plus valise vers le centre. C’est un genre de forfait qui est affiché sur l’écran (prix de la course et à part prix des valises).

Taxis blancs facilement identifiables. A l’aéroport à l’arrivée sont en file, impossible à un fraudeur de s’y insérer.

Déplacements à Florence

Le centre historique de Florence est très condensé. Tout se fait à pied.

Horaire des musées à Florence

Les musées et autres églises et palais ont des horaires des plus fantaisistes pour qui n’est pas habitué. Certains ferment à 14h30 d’autres à 16 h et les heures d’ouvertures sont aussi inattendues. Il y en a plus des précisions sur les premiers, seconds, troisièmes, quatrièmes dimanche du mois qui varient de l’un à l’autre et interfèrent. Bien vérifier tout cela pour rationaliser son circuit. Attention, le Pass Florence ne résout pas tous les problèmes d’attente.

Les photos sont en général interdites.

Restaurants

Les couverts sont ajoutés, 2 euros par personne en général, dans les petits restaurants. Le pain  blanc est insipide.

Tripes et glaces

Les guides reviennent souvent sur les tripes cuisinées à Florence. Je n’ai pas vu de stands dans les rues et le fameux Da Nerbone, installé au marché de San Lorenzo et  célèbre pour cette spécialité, est fermé en août.

Au risque de faire hurler les puristes, la fameuse bistecca alla fiorentina ne m’a pas paru être d’une folle originalité par rapport aux entrecôtes à la française.

Quant aux glaces, après avoir vu des enfilades de vitrines réfrigérées, j’en ai été dégoûtée avant de les avoir testées.

Fermetures annuelles

Certains magasins et restaurants ferment au mois d’août.

A lire pour l’ambiance

La saga des Médicis (tomes 1, 2 et 3) par Sarah Frydmann, Le Livre de Poche ;

La passion Lippi, par Sophie Chauveau, Folio ;

Savonarole, par Marina Marietti, Que Sais-je ?

Savonarole et les Florentins, par Norbert Hugedé, Editions France-Empire ;

L’homme qui savait tout : le Roman de Pic de la Mirandole, par Catherine David, Points.

Un peu d’histoire

Deux expositions à voir avant de partir :

Etrusques, un hymne à la vie, du 18 septembre 2013 au 9 février 2014, Musée Maillol, 59-61, rue de Grenelle, 75007 Paris, http://www.museemaillol.com.

Les Etrusques et la Méditerrannée, la cité de Cervéteri, du 5 décembre 2013 au 10 mars 2014, Musée du Louvre-Lens, 99 rue Paul Bert, 62300 Lens, http://www.louvrelens.fr

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