Découvertes urbaines, Grand angle

Dresde : Voyage au cœur de la Florence de l’Elbe

L’un des côtés du majestueux Zwinger. Photo Claude Mandraut.


Un peu éclipsée par Berlin, a moins de 200 km, Dresde capitale de la Saxe mérite qu’on s’y attarde quelques jours. Cette ville riche en musées, appelée aussi la Florence de l’Elbe, offre un cadre harmonieux et paisible au visiteur qui pourra s’y promener sans être incommodé par le tourisme de masse.

On ne vient pas à Dresde par hasard. La ville n’est pas sur le chemin des grandes transhumances, on n’y accède pas aussi facilement que dans certains hauts lieux touristiques. Pour moi, ce fut avion jusqu’à Berlin et bus de l’aéroport de Berlin à la gare centrale de Dresde. En général, c’est un reportage, une envie de comprendre certains aspects de l’histoire ou de renouer avec de lointaines racines qui peuvent motiver le déplacement.

Dresde, c’est surtout une ville qui connut un important développement artistique avec les électeurs de Saxe et roi de Pologne, Auguste II le Fort et son fils Auguste III, au 18e siècle et une belle envolée économique au 19e siècle. Mais elle est aussi célèbre pour la tragédie qui la toucha à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Dans la nuit du 13 au 14 février 1945, soit peu de temps avant l’arrêt des opérations militaires en Europe, les alliés (Anglais et Américains) bombardèrent Dresde, tuant plus de 25 000 personnes et laissant un champ de ruines derrière eux. Cette ville ravagée fut ensuite placée sous le contrôle de la République démocratique allemande (RDA), ce qui n’était sans doute pas le meilleur moyen de lui redonner son lustre d’antan.

Et pourtant, Dresde s’est relevé et montre comment une ville quasiment rasée peut se réinventer. Les immeubles historiques les plus emblématiques ont été reconstruits à l’identique et dialoguent avec des bâtiments contemporains car il fallait bien que le centre de Dresde revive et soit en mesure d’accueillir entreprises, services et population. Ce conflit a encore des conséquences aujourd’hui. Ainsi, à mon arrivée à l’aéroport de Berlin, j’avais un mail m’indiquant qu’il faudrait que je quitte mon hôtel le lendemain matin de bonne heure car il fallait évacuer tout le centre pour désamorcer une bombe anglaise qui venait d’être découverte.

L’Altsadt à observer en détail

Pour partir à la découverte de Dresde, il faut être un peu imaginatif et curieux car les guides sont rares, y compris en anglais. L’office du tourisme n’est pas non plus très riche en documentation.

Une enseigne de la Vieille Ville. Photo Claude Mandraut.

Mais l’Altsadt ou Vieille ville est tellement dense est riche qu’on ne risque pas de s’égarer. Bâtiments remarquables, places conviviales et musées sont dans un périmètre réduit. Visiter les principaux centres d’attraction nécessite quelques jours. J’ai pris d’autant plus de plaisir à déambuler dans ces rues piétonnes que les bicyclettes sont très peu nombreuses et parfaitement respectueuses du code de la route et des piétons et que je n’ai vu aucune trotinette électrique ou non. Cette ambiance apaisée est sans doute liée au comportement vertueux des riverains et à l’organisation des transports en commun. Le réseau des tramways est étendu et rationnel, et il se trouve toujours une ou plusieur stations en périphérie immédiate de l’Altsadt, où que l’on se trouve.

Magnifique fronton d’une porte de la Vieille Ville de Dresde. Photo Claude Mandraut.

La solution n’est pas originale mais pour découvrir la ville pendant que l’Altsadt était bouclé pour que les démineurs puissent intervenir, j’ai emprunté le bus touristique Hop on Hop off. J’ai tout de suite compris que je serai obligée de faire des choix drastiques car le territoire de la ville est étendu avec des parcs dans les zones centrales mais aussi des forêts vallonnées.


Le Zwinger, un ensemble imposant


Dans l’Altsadt par quoi commencer ? Le bâtiment le plus emblématique est peut-être le Zwinger. La taille de ce palais baroque, sa majestueuse porte de la couronne surmontée d’un toit en majesté dont les ors captent le regard et la multitude de sculptures qui bordent ses galeries extérieures à l’étage en font un passage obligé. Le Zwinger renferme des merveilles. La Galerie des maîtres anciens (Gemäldegalerie Alte Meister) présente notamment des œuvres de Lucas Cranach, Bellotto, de Vermeer, du Titien, de Rembrandt ou de Dürer. Impossible d’énumérer tous les maîtres de la peinture européenne qui sont exposés.

Porte de la Couronne au Zwinger. Photo Claude Mandraut.


J’ai eu la chance de pouvoir découvrir l’exposition temporaire (14 juin au 5 octobre) sur les peintres d’Anvers, « Pieter Brueghel, Hendrick van Balen and les autres », sans oublier Jan Brueghel ou Frans Francken qui se tenait au Zwinger. Je n’ai jamais vu autant d’oeuvres de cette école d’Anvers du 17e siècle réunies. Un moment inoubliable. J’ai conservé précieusément le petit livret qui accompagne cette remarquable exposition.

Ensemble de porcelaines anciennes de chine au Zwinger. Photo Claude Mandraut.
Ensemble de porcelaines anciennes de chine au Zwinger. Photo Claude Mandraut.


Mais le Zwinger ne se limite pas à la peinture. Avec la collection de porcelaine (Porzellansammlung), j’ai pu satisfaire ma passion pour la céramique avec des pièces remarquables. D’abord de très belles porcelaines chinoises et japonaises anciennes mais aussi une vaste collection de pièces de Meissen toutes plus étonnantes les unes que les autres par la qualité de la matière, des formes, la délicatesse des reliefs et l’imagination des décors. Une grande salle est consacrée aux animaux principalement en porcelaine blanche de Meissen grandeur nature pour certain. Cette somptueuse ménagerie est présentée dans de ravissants kiosques à l’ancien où sont mis en scène singe dans diverses postures, fauves et autres animaux. Les oiseaux très colorés sont disposés sur plusieurs étages sur les murs environnants. La virtuosité des artistes de Meissen est mise à l’honneur dans ce cadre original.

Un singe et ses petits en porcelaine de Meissen au Zwinger. Photo Claude Mandraut.
Un singe et ses petits en porcelaine de Meissen au Zwinger. Photo Claude Mandraut.
Animaux humanisés en Meissen. Photo Claude Mandraut.


Je dois avouer que je n’ai pas eu le courage de parcourir le Salon des mathématiques et de la physique, sujets qui ne m’ont jamais séduite.


Les richesses du Château de la Résidence

Autre bâtiment qui s’impose dans l’Altstadt, le Château de la Résidence (Residenzschloss). Lui non plus n’a pas été épargné par les bombardements mais il n’y paraît plus. Sa façade Renaissance est toujours aussi imposante. Mais lors de mon passage, la grande cour intérieure du château était en travaux et je n’ai pas pu avoir une vue d’ensemble ni admirer comme je l’aurais souhaité les scène bibliques des frères Da Tola de la loggia.

Ce château renferme deux « Voûtes vertes ». La « nouvelle Voûte verte », au premier étage de l’aile gauche regorge de curiosités raffinées et précieuses, petits objets réalisés par des artistes dans des matières précieuses, nacre, ivoire, corail, bois, qui y ont été installées en 2004. Le chef d’oeuvre incontestable en est «La cour de Delhi », 137 statuelles en or émaillées rehaussées de pierres précieuses : chaise à porteurs, éléphants richement carapaçonnés, dromadaires, chevaux, personnages revêtus de vêtements aux couleurs chatoyantes, ombrelles de toutes sortes crées par le joaillier Johann Melchior Dinglinger.

L’époustouflante Cour de Delhi. Photo Claude Mandraut.
Détail de personnages avec parasol. Photo Claude Mandraut.
Porteurs, détail
Porteurs, détail de la cour de Delhi. Photo Claude Mandraut.

On pourrait passer des heures à contempler ce tableau époustouflant sans avoir réussi à admirer tous les détails de la scène. Mais il y a aussi la « Voûte verte historique » au rez-de-chaussée dont l’entrée est strictement protégée par un système de sas. Le vert était la couleur de l’une des pièces, sachant que chacun des neuf cabinets composant cet ensemble a sa propre couleur et ses propres matériaux de 1723 à 1730. Le tout sert d’écrin à une collection de d’orfèvrerie et d’objet précieux, telle qu’elle était présentée sur des tables et sur fonds de miroir. Les photos sont interdites et on ne peut pas pénètrer dans cet espace avec un sac aussi petit soit-il, à moins qu’il ne contienne des médicaments. A Dresde, les musées disposent d’un gabarit, comme Ryanair ou Easyjet, si votre sac à main n’y rentre pas et il faut qu’il soit minuscule pour passer l’épreuve, vous devez tout laisser dans des casiers et prendre une petite poche de 28X19 cm pour y mettre vos papiers les plus précieux. Or, même cette poche est bannie de la « Voûte verte historique ».


L’art dans les musées et dans la rue


Passage obligé dans le secteur du château, les anciennes écuries du château qui, sur une centaine de mètres, sont ornées de trophées de chasse, de sgraffites et de blason. Tout aussi spectaculaire, à l’extérieur, une immense fresque toute en longueur a été exécutée entre 1870 et 1876 par Wilheim Walter, La procession des princes (Fürstenzug) déroule sur 102 m les ducs de la maison de Saxe qui se sont succédés dans des tons d’or et de noir.

Les écuries de prince Electeur. Phtoto Claude Mandraut.
Le cortège des princes. Photo Claude Mandraut.


Tout près, l’Église Notre-Dame (Frauenkirche) achevée en 1738 faisait 23,50 mètres de diamètre et 95 m de haut. Elle fut totalement détruite en 1945. Mais l’énormité du chantier ne permit pas de s’y attaquer avant 1993 et la façade ne fut achevée qu’en 2004 et l’église consacrée en 2005. Grâce à des dons, cette église, symbole du massacre de la ville, a pu être reconstruite. Une partie importante des pierres d’origine a pu être réutilisée. Le style baroque où dominent le blanc et l’or.

L'église Notre-Dame de Dresde. Photo Claude Mandaut
L’église Notre-Dame de Dresde. Photo Claude Mandaut


En outre, j’ai tout particulièrement apprécié l’Albertinum avec sa galerie des maîtres modernes (Neue Meister) présentant des œuvres du 19e siècle au 20e siècle période que j’affectionne tout particulièrement. J’ai été tout particulièrement touchée par des tableaux de Caspar David Friedrich (1774-1840), d’Arnold Böcklin (1827-1901) avec la Guerre (1896), Johan Christian Dahl (1788-1857) avec Vue sur Dresde sous la pleine lune (1839), Wilhem Lachnit (1899-1962) La mort de Dresde (1945), des artistes liés à Dresde et que je ne connaissait absolument pas. Parmi, les peintres qui font partie de mes références j’ai pu aussi admirer à l’Albertinum différents tableaux dont la liste serait trop longue à établir. Mes préférences vont à un Franz von Stuck (1863-1920) avec le Paradis Perdu (1897), Emile Nolde (1867-1956), Jardin de Fleur, Delphinium (1926), James Ensor (1860-1949) avec Nature morte au chou rouge (1890), Edgar Degas 1834-1917) avec Deux danseuses (1898), représentées au pastel dont les tutus sont d’un rose orangé flamboyant.

Dresde vu par Johan Christian Dahl. Photo Claude Mandraut.


Et pour connaître l’histoire de la ville, un détour par le musée de la ville (Stadtmuseum Dresden) est indispensable. On y découvre notamment grâce à de petits films d’époque dans quel état se trouvait Dresde après les bombardements, comment la population s’est attelée à ce chantier colossal, hommes et femmes faisant des chaînes humaines pour déblayer à la main les monceaux de pierres informes, amoncelés qui jonchaient les rues. Et pour s’offrir une vue panoramique sur l’Elbe et sur son autre rive, rien de mieux que de se promener sous les frondaisons de la Terrasse de Brühl (Brühlsche Terrasse).

La Brühlsche Terrasse. Photo Claude Mandraut.


Meissen, une porcelaine d’exception


Enfin, je n’aurais pas pu me rendre à Dresde sans faire un saut à Meissen où fut produite la première porcelaine européenne en 1708. Et pourtant artisans et mécènes cherchaient vainement depuis des années le secret de cette matière si fine, presque transparente dont les Chinois maîtrisaient la fabrication depuis des siècles. Pour aller à Meissen depuis Dresde, rien de plus simple, il suffit de prendre le train S1 qui part toutes les trente minutes et de descendre au dernier arrêt, Meissen Triebischtal. C’est là que la situation se complique car, dans la petite ville de Meissen, dont la porcelaine très réputée est connue dans le monde entier les panneaux indicateurs susceptibles de guider le touriste sont inexistants ou d’une très grande discrétion qui a échappé à ma sagacité. Après un départ dans un mauvais sens, la route ne conduisant à rien, j’ai rebroussé chemin et interrogeant une pharmacienne pleine de bonne volonté, j’ai compris que j’étais sur la bonne voie ! J’aurais regretté d’avoir échoué si près du but.

Le Temple de l’honneur à Meissen. Photo Claude Mandraut.


Le musée propose aux visiteurs d’assister à des ateliers de démonstration sur les grandes phases de la fabrication -du travail de la pâte à son décor- et des audioguides sont bien utiles. Vient ensuite la visite du musée lui-même. Même si on pense visiter le musée de Meissen, il ne faut pas renoncer à la collection de porcelaine exposée au Zwinger. Les pièces sont pour la plupart différentes -en dehors de certains animaux- et la présentation n’obéit pas aux mêmes règles.

Contraste entre la délicatesse des fleurs en porcelaine de Meissen et l’objet qu’elles composent, une hâche. Photo Claude Mandraut.
Pyramide d'animaux en porcelaine de Meissen. Photo Claude Mandraut.
Pyramide d’animaux en porcelaine de Meissen. Photo Claude Mandraut.

Ces deux approches sont complémentaires. A voir à Meissen Le grand temple de l’honneur, un immense centre de table, le plus grand fabriqué par la manufacture qui compte 123 parties et que l’on doit à Kaendler en 1748. Différentes périodes sont représentées avec notamment quelques créations contemporaines qui jouent sur l’humour avec des vases dotés d’ailes d’ange ou percés de petites trompettes. Et pour moi qui apprécie tant les représentations animales, le musée m’a permis de contempler la faune traditionnelle de Meissen mais aussi des interprétations d’un autre genre. En fait, la manufacture s’était désengagée de la création d’animaux au 19e siècle et c’est Herich Hösel (1869-1953) nommé directeur de la création à Meissen en 1903 qui a redonné une nouvelle impulsion à cette veine en faisant appel à des artistes tels que Paul Walther, Erich Ochme, Otto Jarl, Otto Pilz ou Max Esser (1885-1945) qui réalisa 152 scultpures. J’ai été particulièrement impressionnée par ses masques de babouin ou d’ours en brun foncé dont la matière est très richement travaillée, incisée, découpée, qui dégagent une grande force d’expression et restent d’une grande modernité.

Saisissant masque de singe à Meissen. Phtoto Claude Mandraut.


Petite déception, dans ce temple de la porcelaine richement décorée et colorée, vendue à des prix stratosphériques, bien mérités au demeurant, le restaurant du musée est d’une pauvreté affligeante tant en matière de décor que de nourriture.

Table dressée avec un service en porcelaine de Meissen. Photo Claude Mandraut.

Et pourtant, quand on admire les couverts présentés dans le musée le choix ne manque pas.


Shopping, priorité aux Monts Métallifères

Si vous n’avez pas pu ramener la moindre babiole de Meissen en raison des prix, vous trouverez sans doute à Dresde quelques souvenirs.

D’abord, une halte s’impose à la librairie Thalia, 12 Dr Külz Ring, près de la Prager Strasse, à proximité immédiate de l’Altstadt. Le choix est vaste et vous pourrez enfin y trouver un guide en français, ce qui facilitera votre visite de la ville. Le personnel est à l’écoute pour répondre aux demandes. Mais la librairie ne peut offrir que ce que le marché de l’édition propose et les livres en anglais ou en français sont plus que rares. Même problème dans les boutiques des musées où tous les livres sont en allemand. Pas facile pour apprécier et comprendre pleinement ce qu’on admire quand on n’est pas germanophone.

La Prager Strasse, grande rue piétonne qui va de l’Altsadt à la gare centrale, est à éviter. Toutes les enseignes internationales s’y côtoient. A moins d’avoir oublié un vêtement ou un produit cosmétique, ce n’est pas la peine d’y perdre son temps.

Pour les gourmands, Camondas avec son musée du chocolat est un passage obligé. La boutique est agencée avec beaucoup de goût mais attention. Peu de chocolats viennent de Dresde ou d’Allemagne. Regardez bien les étiquettes pour ne pas ramener du chocolat français ou belge. Kreutzkamm, pâtissier et confiseur depuis 1825 est aussi une référence.

La chocolaterie Camondas. Photo Claude Mandraut.


Mais passons aux fabrications des Monts Métallifères. Une vraie découverte car je n’en avais jamais entendu parler et pourtant, c’est un monde enchanté qui séduit petits et grands. Les marchés de Noël allemands sont une référence car, à cet égard, les traditions sont préservées. J’avais aperçu des grandes boutiques regorgeant des créations en bois évoquant Noël en plein été. En y entrant, j’ai découvert un univers magique de crèches, de lapins de Pâques mais aussi de personnages et d’animaux sans connotations religieuses mais puisant leur inspiration dans l’art populaire, le folklore local avec des cavaliers, des militaires, des jardiniers ou des fleurs. Le tout en bois bien évidemment. Les pyramides de Noël qui tournent grâce à la chaleur des bougies et les boîtes à musique font partie des pièces traditionnelles. Le travail du bois est toujours très minutieux et délicat, qu’il s’agisse d’un petit objet ou d’une réalisation plus spectaculaire. Les artistes puisent dans l’imaginaire d’autrefois mais sont aussi capables d’interpréter dans tous ces objets dans un esprit contemporain beaucoup plus épuré. Cet art du bois des Monts Métallifères fait d’ailleurs partie du patrimoine culturel immatériel depuis le 26 mars 2025 et est protégé par un label. Pourquoi ce nom de Monts Métallifères ? C’est parce que, dans la région de Dresde, il existait des mines d’argent, de cuivre et d’étain. Lorsque ces Monts Métallifères se sont taris, les mineurs se sont reconvertis en se mettant à travailler le bois. Dommage que les photos soient interdites pour éviter les mauvaises copies.

Le Yenidz avec son étonnante silhouette de mosquée. Photo Claude Mandraut.


Ces quelques jours passés à Dresde ne m’ont pas permis d’avoir un aperçu des différents aspects de la ville, notamment les quartiers de Neustad, de Blasewitz ou de Loschwitz. Je n’ai pas vu aller à la Laiterie des frères Pfund, célèbre pour son décor en faïence. Je n’ai fait qu’apercevoir depuis le bus l’ancienne fabrique de tabac Yenidz qui ressemble étrangement à une mosquée. Je n’ai pas essayé le funiculaire qui monte à l’ancienne station thermale du Cerf blanc. A mon grand regret, je n’ai pas non plus pu me rendre dans le quartier Art nouveau ou plutôt Jugendstil, comme on dit en Allemagne. Car, contrairement à ce qu’on croit, quelques beaux bâtiments de ce style ont été construits à Dresde, un peu à l’extérieur du centre.

Mais j’ai maintenant un guide et des plans en tous genres et je suis prête à compléter mes connaissances et à sillonner la Suisse Saxonne et pourquoi visiter l’usine Volkswagen, non loin du centre ?

Quelques livres à consulter même s’ils sont en allemand :

Jugendstilarchitektur in Dresden par Volker Helas et Gudrun Peltz ;

Villen in Dresden par Olav Gatzemeir ;

Der Bombenkrieg gegen Dresden in Zweiten Weltkrieg, The Bombardment of Dresden in the Second World War par Michael Schmidt.

Pour obtenir des informations sur Dresde, le site de l’Office de Tourisme propose d’utiles renseignements.

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Venise par bribes

On pourrait écrire sur Venise sans épuiser le sujet, de nombreux auteurs s’y sont essayés. Ils ont plus ou moins bien réussi. Inutile de s’attaquer frontalement à la visite de cette ville qui fait tant fantasmer. J’ai donc eu envie de ne parler que de quelques monuments majeurs que j’ai revisités avec grand plaisir, d’une petite promenade que les foules ignorent et des mes achats coups de coeur. J’ai réduit mes ambitions face à ce haut lieu du tourisme et de la culture.

Un poncif, mais comment ignorer le Grand Canal à Venise ? Photo Claude Mandraut.
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Venise pratique

Quand on arrive à Venise, que l’on y soit venu à plusieurs reprises (voir d’autres articles sur le site), qu’on ait consulté quantité de livres, c’est toujours l’éblouissement avec cette ville hors norme qui attire en toute saison. Pour arriver place Saint-Marc depuis l’aéroport Marco Polo, j’ai trouvé la solution des transferts en navette de la ligne bleue Alilaguna pour (15 euros) parfaitement bien adaptée. On ne sort pas de l’aéroport pour accéder aux quais, les navettes ont des rotations fréquentes. Et on bénéficie d’une vue sur la ville qui permet de commencer le séjour en l’appréhendant depuis la lagune. Le bateau s’arrête notamment au Lido et dépasse la place Saint-Marc, il peut donc être utilisé où que vous ayez votre hôtel. C’est bien plus confortable et agréable que de prendre un bus qui s’arrête face à la gare et d’aller chercher ensuite un vaporetto. Petit conseil les vaporetto étant chers (9,50 euros pour 75 minutes sans correspondance possible) il vaut mieux organiser sa visite en déterminant les jours où vous resterez à terre et les jours où vous emprunterez le vaporetto. Il existe plusieurs pass : 25 euros pour 24h, 35 euros pour 2 jours, 45 euros pour 3 jours et ainsi de suite. Ce n’est pas donné mais cela permet de rationaliser les dépenses.

Soleil doré au petit matin sur les façades de Venise. Photo Claude Mandraut.

Enfin, si vous devez prendre un avion de bonne heure, rien ne vaut le bateau taxi autour de 120 euros la course que vous commandera l’hôtel. Vous serez ainsi sûr de ne pas rater l’avion ou de ne pas dormir de la nuit. Si vous êtes un petit groupe de 3 à 5 personnes, l’opération ne s’avère pas si onéreuse que cela en comparaison aux prix pratiqués par les transports en commun de Venise. L’aérobus couplé au vaporetto à 18 euros pour arriver en ville depuis l’aéroport ou en repartir avec les transferts entre le bus et le vaporetto, les incertitudes sur les horaires n’est pas la solution que je conseillerais aux personnes un peu anxieuses comme moi. Ces considérations financières qui semblent fastidieuses sont à bien prendre en compte pour arriver, se déplacer et partir de Venise sereinement. Je n’évoquerai même pas les fameuses gondoles, pièges à touristes par excellence. Tout est cher à Venise. Sa configuration et sa forte fréquentation touristique expliquent cette situation et les systèmes mis en place sont parfois compliqués à comprendre pour un touriste qui ne serait pas prévenu.

Vue de la place Saint-Marc et de ses colonnes depuis la Basilique Saint-Marc. Photo Claude Mandraut.

Autre précaution, la réservation des entrées dans les musées et les églises. Acheter à l’avance un pass par internet notamment pour le Palais des Doges, ce qui est assez avantageux et permet d’éviter les longues queues. Pour l’Accademia, lorsque j’ai voulu réserver mon billet sur le site, ce fut impossible. Il dysfonctionnait mais j’ai pu faire la visite sans aucune attente. Enfin, cela me paraissait impossible de ne pas pénétrer dans la Basilique Saint-Marc, car ma dernière visite remontait à ma prime jeunesse et était fort lointaine. Les dernières fois, je m’étais heurtée à une foule qui attendait. Si vous voulez, comme moi, voir cette merveille et ne pas passer une demi-journée sous le soleil ou sous la pluie, il ne vous reste qu’à acheter le billet en ligne. Et ne vous laissez pas aller à la magie du site et à rêvasser. Vous réservez pour une heure et un jour bien précis. Si vous arrivez trop en retard, votre billet sera à jeter… Vous qui rêvez de Venise, ville romantique, préparez-vous pour ne pas gâcher cette belle expérience par toute une suite de petits tracas matériels.

Quelques passage obligés à Venise

Les joyaux architecturaux et culturels pullulant à Venise, entre palais, musées et églises, il est totalement illusoire de vouloir faire un marathon même superficiel. A chacun selon ses goûts et ses opportunités. Et j’ai voulu rester modeste, contrairement à mes habitudes, en privilégiant les déambulations.

Faire l’impasse sur le Palais des Doges m’aurait tout de même paru sacrilège. Le siège du pouvoir de Venise, sa façade gothique, ses salles majestueuses dont la salle du grand conseil, ses peintures de grands maîtres, ses prisons et le pont des soupirs, tout un programme. C’est le fondement de Venise. Tout près les Giardinetti Reali permettent de faire une halte dans le calme, au sein d’une végétation qui apporte fraîcheur et cadre champêtre, au bord de la lagune, un vrai luxe à deux pas de la Place Saint-Marc.

Ces jardin royaux sont un vrai havre de paix à deux pas de la place Saint-Marc. Photo Claude Mandraut.

Au fond de la place Saint-Marc, j’ai opté pour le musée Correr, musée de l’histoire de Venise lié à Napoléon et aux Habsbourg renferme de merveilleuses collections de peintures et de sculptures. De nombreux articles m’avaient incitée à le mettre sur ma liste mais, pour être honnête, je n’ai pas été sensible au charme du lieu. J’avais préféré, par exemple, lors d’un passage précédant le Museo Fortuny où j’avais été captivée par l’ambiance.

Raffiné et très classique, le palais Correr à Venise. Photo Claude Mandraut.

La Basilique Saint-Marc, là aucune déception, mais un éblouissement total par la richesse de ses mosaïques dorées habillant ses dômes byzantins, ses riches pavements. Tout est flamboyant. La basilique a été construite pour abriter les reliques de Saint-Marc après 828, selon le guide officiel. Mais elle a beaucoup évolué au fil du temps mais ce n’est qu’en 1036, alors que le doge Domenico Contarini est en place que la basilique est reconstruite sans doute par un architecte grec mais ce ne fut pas la dernière intervention sur ce bâtiment époustouflant avec, en hauteur, son quadrige de chevaux en bronze.

Entrée de la Basilique Saint-Marc avec sa coupole majestueuse. Photo Claude Mandraut.
Petit bestiaire en mosaïques au sol de la Basilique Saint-Marc à Venise Photo Claude Mandraut.
Devant l’autel de la Basilique Saint-Marc à Venise.

L’église est consacrée en 1094, reste une chapelle ducale jusqu’à la fin du 18e siècle et ne devient la cathédrale de Venise qu’en 1807. N’oubliez pas le trésor, le retable d’or et le musée.

Pour ceux qui veulent s’offrir un panorama de la peinture classique des grands maîtres, l’Accademia est le musée à privilégier avec ses Bellini, Véronèse, Tintoret, Tiepolo, Titien, Canaletto ou Carpaccio.

En revanche, la Fondation Peggy Guggenheim, à côté de l’Accademia, et au bord du Grand Canal, est spécialisé dans l’art moderne. Ce musée est original à tous points de vue. Tout d’abord, le Venier dei Leoni qui devait faire quatre étages et n’en a qu’un, ce qui lui donne une configuration très particulière. Par ailleurs, Peggy Guggenheim dont j’ai lu la biographie était hautement fantasque mais, malgré sa vie agitée, elle avait des intuitions très sûres en matière d’art contemporain, comme le prouve sa collection.

Jardin devant le palais qui abrite la Fondation Peggy Guggenheim qui y vécut au milieu de ses oeuvres. Photo Claude Mandraut.

La présentation dans ce palais galerie n’en est que plus passionnante dans la mesure où la collectionneuse y a vécu et qu’on sent son esprit. Je serais bien restée plus longtemps dans ce lieu habité, ses jardins.

Mes coups de coeur à Venise

Par le plus grand des hasards, j’ai découvert sur une place spacieuse du campo San Stefano (2945) l’Institut vénitien des sciences, lettres et arts, à peine cité par les guides. Pourtant, c’est un haut lieu de la culture et, en tant que Français et chauvins, nous devrions être fiers car il doit son origine à Napoléon ! Il n’est ouvert que lorsqu’il accueille des expositions et j’y suis arrivée car, The Italian Glass Weeks qui valorise le verre à Milan et à Venise y avait installé de magnifiques pièces de verriers créateurs. Très pittoresque, l’alignement de sculptures de bustes sur pieds dans le hall d’entrée d’anciens académiciens.

Une étonnante assemblée de bustes accueillant les visiteurs dans le hall de l’Académie de Venise.

Pas franchement original, le Lido. Comme j’évite les plages, je n’y avais jamais mis les pieds. Mais le Lido à la mi-septembre, par beau temps, c’est autre chose. Quand j’ai demandé au concierge de l’hôtel, la ligne de vaporetto qu’il fallait emprunter pour s’y rendre. Il m’a répondu, horrifié, qu’il n’y avait rien à y voir. Et pourtant. J’avais en tête des objectifs bien particuliers : jeter un coup d’œil aux villas Liberty, et voir deux hôtels mythiques : l’Hôtel des Bains et l’Hôtel Ausonia Hungaria.

En ce qui concerne les villas Liberty, certaines en très mauvais état sont en cours de restauration, d’autres sont déjà parfaitement rénovées. De l’Hôtel des Bains, je savais qu’il était fermé mais je voulais essayer d’apercevoir ce mythe. Thomas Mann y a séjourné en 1911, il lui a inspiré « Mort à Venise » et c’est dans ce même hôtel que Luchino Visconti a tourné l’adaptation du film éponyme. C’est dire si j’étais émoustillée.

On imagine la grandeur de l’hôtel des Bains du Lido désormais abandonné. Photo Claude Mandraut.

Effectivement, le majestueux bâtiment de l’Hôtel des Bains faisant face à la mer, il n’y avait que la route à traverser. Malheureusement ce navire amiral du luxe construit vers 1900 à la grande époque des bains de mer et fermé vers 2010 ainsi que son parc étaient à l’abandon entourés par de hautes palissades empêchant de voir l’ensemble. En me tortillant, j’ai pu apercevoir un bout de mur, un morceau d’entrée. Comment peut-on laisser en friches un bâtiment de cette qualité, dans un endroit aussi recherché, bien connu des lecteurs de Thomas Mann et des cinéphiles ?

Petit coup d’oeil à travers les barrières pour repérer une entrée latérale de l’hôtel des Bains au Lido. Photo Claude Mandraut.

Mais je n’ai pas été déçue par l’hôtel Ausonia Hungaria tout près du débarcadère du vaporetto. Sa taille est déjà impressionnante, sa forme est originale avec ses longues ondulations latérales venant rejoindre la partie centrale plate de la façade. Et il y a les céramiques.

Au Lido, l’île plage de Venise, c’est l’hôtel Ausonia et Hungaria qui a la vedette entre sa taille, sa forme et ses décors. Photo Claude Mandraut.

Le bâtiment construit vers 1905 a été entièrement recouvert de céramiques en 1913 par Luigi Fabris, fonds de vigne vierge et de fruits, guirlandes d’angelots en partie haute, blasons et femmes plus grandes que nature dans un contexte agreste, le tout dans le plus pur style Liberty.

Six magnifiques femme en céramique se détachent se la façade le l’hôtel Ausonia e Hungario au Lido. Photo Claude Mandraut.
Les carreaux aux pommes en relief alternent avec ceux qui sont envahis par la vigne. Ainsi, la façade de l’hôtel Ausonia e Hungaria est entièrement habillé de céramique. Photo Claude Mandraut.
Feuilles de vignes et pampres en céramique recouvrent la façade de l’hôtel Ausonia e Hungaria au Lido. Photo Claude Mandraut.

Ce serait la plus importante façade recouverte de céramique en Europe. Même si on n’est pas client de l’hôtel, on peut se promener dans ses salons ornés de sculptures de femmes en marbre ornées de fruits ou de plantes sous des plafonds joliment décorés.

Maïs, blé ou tronçons de bois, je n’ai réussi à trancher ce que cette jeune femme retenait. Photo Claude Mandraut.
Toujours dans le registre des fleurs et des fruits, cette sculpture de l’Ausonia e Hungaria portent des paniers de raisins. Photo Claude Mandraut.
Dans les salons de l’hôtel Ausonia e hungaria, cette jeune femme en marbre se pare de roses. Photo Claude Mandraut.

A une petite dizaine de minutes par le vaporetto n°20 au départ de San Zaccaria, c’est-à-dire plus ou moins la place Saint-Marc, l’île de San Servolo offre un contraste étonnant avec l’agitation qui règne à Venise.

Echappée du regard vers Venise depuis San Servolo. Photo Claude Mandraut.

Occupé de longue date par des moines ou des religieuses, cette île fut transformée en hôpital militaire par Napoléon et ensuite en asile psychiatrique. Il ferma en 1980 au moment où l’Italie prit la décision de supprimer les hôpitaux psychiatriques. Les bâtiments sont rénovés, on peut y visiter le musée de la folie, le cloître et l’église.

L’île San Servolo, ancienne île de l’hôpital psychiatrique. Photo Claude Mandraut.

De la terrasse, on a une vue époustouflante sur Venise sans entendre le moindre bruit, le parc est aussi parfaitement entretenu. Un vrai moment de détente et de silence au cours d’un voyage où l’on est souvent bousculé par la foule dans une agitation incessante.

C’est toujours un plaisir de contempler l’apothicairerie des anciens hôpitaux qui a été conservée à San Servolo. Photo Claude Mandraut.

Le restaurant permet de prolonger ce moment privilégié. L’île accueille désormais des séminaires et des congrès dont les hôtes sont d’une parfaite discrétion.

L’île de San Servolo présente la particularité d’être un immense parc. Photo Claude Mandraut.

Mes adresses à Venise

Toujours à la recherche de cafés ou de salons de thé de charme, j’avais décidé d’éviter le Florian. Une fois m’avait suffi. Le lieu est charmant mais franchement surfait à mon avis. Tarifs, service, musique entrecoupée pour surfacturer les consommations, toilettes très moyennes ne m’avaient pas emballée au point d’y revenir.

En revanche, prendre un jus d’orange dans les salons du Danieli m’a enchantée. Le cadre est magnifique avec sa cage d’escalier en arcades, les salons sont spacieux, on peut y rester autant qu’on le souhaite sans être importuné par un personnel tracassier, s’y promener, s’amuser à regarder le défilé des clients et invoquer tous les écrivains et les artistes qui y ont séjourné.

Fenêtre de type gothique en vitraux au fond d’un des salons du Danieli à Venise. Photo Claude Mandraut.

Moins fastueuse mais très prisée, y compris par les locaux de l’étape, la pâtisserie Rosa Salva, juste derrière la place Saint-Marc. Elle existe depuis 1879, on peut emporter diverses gourmandises ou les déguster sur place. De bons produits traditionnels.

Bien sûr, un voyage sans jeter un coup d’œil sur les bijoux locaux, surtout dans une ville comme Venise, serait une aberration.

Démarrons avec le très haut de gamme, je me demandais si mon mari serait assez généreux pour m’acheter une petite bague chez Attilio Codognato célèbre pour ses bijoux memento mori. Je pensais qu’il serait raisonnable de ma part de me contenter de regarder car le premier prix à 10 000 euros qu’on m’avait annoncé pour une toute petite chose me paraissait un peu excessif malgré la notoriété de la maison. J’avais tenté d’envoyer un message par le formulaire de contact de leur site à plusieurs reprises. Bien évidemment, il ne fonctionnait pas. J’avais réussi à avoir au téléphone un monsieur fort charmant qui parlait français, un mois avant mon départ et il m’avait donné les heures et les jours d’ouverture durant les dates de mon séjour que je lui avais indiquées. En plus, la boutique se trouvait à quelques mètres de notre hôtel. J’y suis passée et repassée des quantités de fois tous les jours la boutique était toujours fermée avec son triste rideau de fer. Juste avant, le départ, j’ai emprunté une rue perpendiculaire et j’ai pu voir que Codognato construisait une nouvelle boutique qui était très loin d’être terminée et pendant ce temps laissait l’ancienne fermée. Devant tant d’incurie, de manque de respect pour les clients et de désinvolture je me suis promis de ne jamais accepter ou porter un bijou Codognato, si on voulait m’en offrir un.

Je me suis rattrapée sur les bijoux de Murano, encore fallait-il être sûr qu’ils soient bien d’origine locale et pas chinoise, par exemple. J’ai à nouveau visité le musée. Je souhaitais ramener de la documentation mais la boutique du musée était fermée sans raison précise, le lendemain aussi.

En revanche, on m’avait indiqué deux créatrices qui ne m’ont pas déçue, deux sœurs dont la famille est dans le verre depuis plusieurs générations, Marina et Susanna Sent. Elles ont deux magasins à Venise et un show room à Murano. Le conseil était excellent. Elles créent des bijoux contemporains en verre, très originaux : couleurs, formes, travail du verre. C’est rare de trouver une telle originalité mettant à profit des techniques ancestrales.

Collier en verre et onyx de Marina et Susanna Sent. Photo Claude Mandraut.

Dans un registre plus classique, j’ai découvert Rialto 79, une boutique à proximité du Rialto avec des colliers sympathiques mais surtout certaines pièces réalisées à partir de perles anciennes soigneusement collectées et qui sont transformées en colliers et bracelets par le fils de la propriétaire dont l’atelier est tout proche.

Colliers et bracelets composés pour partie de perles en verre de Murano ancien.

Et puis, il y a tout le reste en Murano ou en verre d’origine plus lointaine.

Pour donner une touche glamour à notre séjour, j’avais choisi de demeurer dans la Residenza Grunwald, calle Tredici Martiri, à deux pas de la place Saint-Marc et jouxtant le palace Bauer dans lequel nous prenions notre petit-déjeuner. Une façon d’avoir déjà des chambres très agréables tout en profitant du luxe du hall, des salons et de la terrasse sur la lagune du palace. Malheureusement, cette solution n’est plus possible car quelques jours après notre départ, les deux établissements ont fermé pour travaux.

Petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel Bauer donnant sur le Grand Canal. Photo Claude Mandraut.
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Reus, deux joyeux modernistes de Lluis Domenech i Montaner

Peu éloignée de Barcelone, la petite ville de Reus est un passage obligé pour les amateurs d’Art nouveau. Lluis Domenech i Montaner y a construit deux bâtiments modernistes, bien dans son style flamboyant et coloré : la Casa Navas et l’hôpital psychiatrique Pere Mata.

Partie centrale d’un pavillon de Pere Mata à Reus, Photo City Breaks AAA+, © Claude Mandraut.

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Découvertes urbaines, Grand angle

Barcelona la flamboyante

Peut-on se lasser de Barcelone ? Cela semble difficile. Cette ville est tellement riche de trésors en tous genres qu’on n’arrive jamais à voir tout ce qu’on voulait. L’ambiance, l’architecture, l’art de vivre, tout invite à visiter et revisiter la capitale de la Catalogne. Les détails architecturaux abondent. Mosaïques, céramiques, sgraffites, sculptures, ferronneries, vitraux, l’œil ne sait plus où se poser tant on aimerait tout enregistrer.

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Bilbao, Modernité et traditions

Deuxième visite à Bilbao qui mérite bien qu’on s’y arrête. La ville a su se moderniser, tout en gardant son âme, loin du tourisme de masse. Son histoire est visible dans son urbanisme avec la vieille ville, le Casco Viejo, dans le creux d’un petit coude de la Ria del Nervion et le l’Ensanche, la ville nouvelle, de l’autre côté.

mairie bilbao jorge oteiza
Mairie de Bilbao. Bien qu’elle se situe au coeur de la ville, sa silhouette se dessine sur fond de forêt. Devant la sculpture de Jorge Oteiza (1908-2003) de 6 mètres par 8. En corten, elle évoque la coque des bateaux. Photo City Breaks AAA+, ©Claude Mandraut.

Une expansion rendue nécessaire à partir du milieu du XIX ème siècle par les nouvelles activités basées sur la métallurgie et l’activité navale à l’origine de l’enrichissement de Bilbao. Depuis quelques décennies, le tertiaire et la culture ont pris le relais. Et Bilbao a su encore une fois se renouveler sans se renier.

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Découvertes urbaines, Focus

Hossegor, douceurs lacustres

Petite échappée dans les Landes avec une pause à Hossegor. Côté lacs, le séjour s’avère empreint de calme et d’une certaine douceur de vivre. Une fois n’est pas coutume, je me suis laissée séduire par la nature.

hôtel du parc hossegor boiseries bordeaux
La façade de l’Hôtel du Parc à Hossegor, rythmée par ses boiseries bordeaux. Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut

Hossegor, un lac ouvert sur la mer

Pour mes découvertes, je privilégie avant tout les villes qui ont une histoire à me raconter et dont l’urbanisme est souvent me sert de fil conducteur. J’ai donc fait un petit écart en allant à Hossegor dont les atouts naturels sont incontestables. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de chercher les réalisations architecturales marquantes. Et il y a quelques beaux spécimens datant des années 30 qui cultivent un genre local bien reconnaissable, dans l’esprit néo-landais, néo-basque.

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Pise et Sienne, deux valeurs sûres en Toscane

Pise et Sienne, deux villes très peu éloignées mais qui ont chacune des atouts différents dans cette Toscane si riche qui attire amateurs d’art et d’histoire.

En Toscane, Florence polarise l’attention et attire une forte concentration de touristes qui s’agglutinent en files compactes devant ses grands musées. Deux autres villes méritent d’être incluses dans le circuit : Pise et Sienne. Elles ont malgré tout une belle notoriété et sont très fréquentées. Paradoxalement, ce ne sont pas les monuments les plus emblématiques de ces deux villes qui m’ont le plus séduite.

quais de pise arno

Les quais de Pise le long de l’Arno.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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L’Atlas Art nouveau à la disposition des amoureux de ce style

Tout amateur d’Art nouveau rêve de découvrir les villes où ce style s’est épanoui. Deux passionnés d’Art nouveau et grands voyageurs par ailleurs ont établi un atlas des bâtiments caractéristiques de ce courant architectural. Une source d’inspiration pour ceux qui veulent se documenter que ce soit pour le plaisir ou la recherche ou pour préparer un périple sur le thème de l’Art nouveau.

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Budapest Art nouveau, encore des merveilles

A Budapest, le visiteur ne manque pas de sollicitations car la ville est riche en beaux bâtiments. Durant mon cinquième séjour à Budapest, j’ai commencé à sortir des sentiers battus pour aller à la rencontre de bâtiments moins connus ou moins accessibles. Et l’esprit Art nouveau souffle sur la ville où qu’on se trouve.

 

immeuble napoleon budapest

Immeuble Napoléon à Budapest.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Art nouveau inside à Subotica

En Serbie, juste à la frontière de la Hongrie, Subotica est une ville qui ravira tous les amateurs d’Art nouveau. Dans un périmètre très réduit qu’on peut faire et refaire à pied, d’extraordinaires bâtiments Art nouveau, bien dans le style de la Sécession hongroise, rivalisent de créativité et déploient des décors chatoyants.

 

synagogue subotica

Synagogue de Subotica.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Le Parisi Udvar entre Art nouveau et exotisme retrouve sa splendeur à Budapest

Le Párisi Udvar est incontestablement un des bâtiments majeurs de la Belle Epoque à Budapest. Mais il avait été laissé en jachères depuis des années. Transformé en hôtel de luxe, le Párisi Udvar est redevenu l’une des plus belles constructions de Budapest.

Nef Parisi Udvar Budapest Hungary

Nef majestueuse du Parisi Udvar.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Helsinki Art nouveau, une architecture puissante et imaginative

L’Art nouveau m’a attirée à Helsinki. C’était une bonne raison de partir à la découverte de cette ville. Sur place, j’ai pu vérifier que l’architecture Art nouveau est l’un des principaux attraits d’Helsinki. Amateurs de ce type d’architecture, vous vous régalerez à Helsinki.

pohjola helsinki chef d'oeuvre art nouveau

L’immeuble Pohjola, 3 Mikonkatu, 44 Aleksanterinkatu est un chef d’oeuvre Art nouveau à Helsinki.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Perspective à Katajanokka à Helsinki.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Helsinki, petite capitale de la Mer Baltique

Après tout ce que j’avais lu Helsinki, j’ai été un peu surprise. Capitale de la Finlande depuis seulement 1812, Helsinki garde un aspect de petite ville, du moins pour le visiteur. Pour ceux qui ne seraient pas des amateurs d’Art nouveau, les attraits d’Helsinki ou d’Helsingfors, en suédois, pourraient être un peu limités pour une visite d’une semaine. A vous de voir.

Tuomiokirkko cathédrale Helsinki

Tuomiokirkko, la cathédrale luthérienne d’Helsinki, un des emblèmes architecturaux de la ville.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Séville, la belle andalouse

Séville sort ses plus beaux atours pour la Semaine Sainte. Sa profusion de palais et de couvents semble encore plus étourdissante dans ce contexte. Choisir cette période offre l’opportunité de découvrir la capitale de l’Andalousie dans une ambiance propice à faire ressortir les charmes ce cette ville élégante, à l’image de sa population qui s’habille avec un rare raffinement. Mais il faut être prêt à affronter une foule dense et savoir que le temps consacré à la visite des lieux lieux iconiques de la ville sera réduit. Il faut d’emblée prévoir un second voyage dans une période plus calme.

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La place d’Espagne, une réalisation époustouflante de l’architecte Anibal Gonzalez.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Prague Art nouveau et grands classiques

On n’épuise pas le plaisir de visiter Prague. Lors de mon troisième passage dans la capitale tchèque, j’ai revu des lieux et des bâtiments qui me plaisent tant comme la Maison municipale mais j’ai élargi mon champ d’action Art nouveau et approfondi mes connaissances.

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Dôme monumental qui a donné son nom de Koruna à cet immeuble emblématique Art nouveau de Prague, à l’angle de la rue Na Prikope et de la place Venceslas.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut

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Derrière Venise, la Vénétie et Palladio

Venise rayonne tellement que cette ville aveugle les touristes qui vont s’y agglutiner. Mais tout près, l’Italie qui regorge de richesses propose d’autres lieux à découvrir. La Vénétie ne demande qu’à être explorée mais ce voyage a été un rendez-vous manqué.

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Maison de PadoueDante est passé en 1306.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Barcelone, l’Art nouveau en congrès

Barcelone est l’une des capitales majeures de l’Art nouveau en Europe. Ce formidable musée à ciel ouvert du modernisme reste un centre d’intérêt inaltérable pour les chercheurs et pour les simples amateurs d’Art nouveau. Il est bien naturel que des congrès y soient organisés.

Casa Vicens barcelone gaudi

La Casa Vicens, la première maison construite par Gaudi à Barcelone.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Cent ans d’indépendance de la Lettonie, 100 bonnes raisons d’aller à Riga en 2018… et plus tard

Et oui, la Lettonie est un tout jeune pays qui fête en 2018 ses 100 ans d’indépendance. Je m’étais déjà rendue à Riga, une ville séduisante par sa diversité et son patrimoine. J’y suis revenue avec l’envie d’approfondir mes découvertes, de parcourir de nouveaux quartiers et d’élargir mon champ d’action à Jurmala, la cité balnéaire toute proche.

art nouveau riga

Fronton emblématique de l’Art nouveau à Riga.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Bruxelles, l’Art nouveau et l’Art déco à l’honneur avec la BANAD

Bruxelles est une ville que les amateurs d’Art nouveau mais aussi d’Art déco inscrivent souvent sur leurs circuits en raison de la richesse de son patrimoine. La BANAD s’est donné pour mission de mieux faire connaître au grand public ces styles. Venir à Bruxelles durant la période de la BANAD permet de pénétrer des immeubles habituellement fermés et de suivre des circuits pré-établis définis en fonction de la densité de bâtiments Art nouveau.

coupole centrale Van Eetvelde Bruxelles

L’éblouissante coupole centrale de l’Hôtel Van Eetvelde à Bruxelles.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Madrid, ville de lumière et de culture

En position centrale de la péninsule ibérique, Madrid occupe naturellement la place d’une capitale qui rayonne sur toute l’Espagne. C’est bien la capitale de la culture espagnole avec ses riches musées et son histoire. Et ce n’est pas très connu mais on peut voir de beaux bâtiments modernistes à Madrid.

plaza mayor madrid casa de la panaderia

La Plaza Mayor de Madrid avec la Casa de la Panaderia et ses deux tours.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Budapest, mes dernières découvertes

Budapest est une ville qui m’inspire et que je trouve embellie à chacun de mes passages. Et j’en profite pour visiter des lieux que je n’avais pas pu voir, faute de temps, au préalable. Encore une fois, j’ai été éblouie par les trésors que recèle cette ville et j’ai pu combler quelques lacunes.

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La Transylvanie a inspiré cet immeuble au centre de la cité jardin Wekerle à Budapest.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Strasbourg Art nouveau, un des attraits de la Neustadt

Hors de la Grande Île de Strasbourg, un autre type d’urbanisme et d’architecture s’offre aux regards notamment dans la Neustadt, où on peut découvrir quelques bâtiments Art nouveau. Dommage que le soleil n’ait pas été au rendez-vous.

fleurs sculptées et vitraux 3 rue sellenick

Fleurs sculptées et vitraux sur la porte du 3 rue Sellenick à Strasbourg.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut©.

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Strasbourg, capitale de Noël et ville de Traditions

Célèbre pour ses marchés de Noël, Strasbourg perpétue la tradition depuis le Moyen Âge. A cette occasion, la ville attire des amateurs venus des quatre coins de monde. Le spectacle est partout sur la Grande Île, le cœur de la ville, entourée par l’Ill et par le Fossé du Faux Rempart.

strasbourg capitale de Noël

Strasbourg, capitale de Noël.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut©.

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La céramique de Zsolnay, le joyau de Pécs

La céramique de Zsolnay est étonnante par sa variété et sa richesse, qu’il s’agisse de céramique d’art, de céramique architecturale ou de céramique de tous les jours. La manufacture a tout fait avec une égale réussite et une maîtrise technique éblouissante. Visiter Pécs, comme je l’ai fait et dont je parle dans l’article, Pécs, une ville rayonnante au sud de la Hongrie, c’est avoir l’opportunité de découvrir les pièces d’art les plus abouties de cette manufacture. Voici un panneau de photos de pièces que j’ai découvertes dans les différents musées de Pécs. Le choix a été difficile en raison de la diversité et de la beauté de ces créations. J’ai évidemment privilégié le courant Art nouveau.

choix zsolnay différent musées zsolnay pecs

Un choix de mes pièces préférées vues dans les différents musées Zsolnay de Pécs.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut©.

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Pécs, une ville rayonnante au sud de la Hongrie

Budapest attire tous les regards en Hongrie. Pécs, mérite pourtant plus qu’un détour. La ville est belle, agréable. Elle baigne dans une atmosphère de charme. Capitale européenne en de la culture, en 2010, Pécs a bien des atouts. Berceau de la manufacture de Zsolnay, Pécs est la ville à visiter pour les amateurs de céramique.

église mosquée cathédrale de Pécs

Vue de Pécs de puis la tour de la Mairie avec l’église mosquée sur la place Sczéchenyi et, au loin les quatre tours clochers de la cathédrale de Pécs.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut©.

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Leuven, tradition et modernité en Flandre

Le cœur historique de Leuven ou Louvain est compact et facile à découvrir. Cette ville de Flandre, en Belgique, est à elle seule un raccourci entre l’histoire de l’Europe et les connaissances du futur.

stadhuis hôtel de ville leuven louvain

Le Stadhuis ou Hôtel de Ville de Leuven.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Cluj-Napoca et Targu Mures, la séduction de la Transylvanie en Roumanie

Lors d’un voyage en Roumanie, il me semble impossible de ne pas s’arrêter en Transylvanie. J’avais déjà visité Oradea, dans le Bihor un peu plus au nord tout près de la frontière hongroise, une merveille, un concentré d’Art nouveau et de charme. Je pensais qu’il fallait que j’aille un peu plus loin dans mes investigations.

mosaïques palais de la culture targu mures

Mosaïques sur la façade du Palais de la Culture de Targu Mures.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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La Bucovine, terre de couvents en Roumanie

La visite de la Bucovine, petite partie de la Roumanie et de sa région la Moldavie, m’avait tentée en raison de son riche patrimoine, d’églises ou de couvents peints ou fortifiés. Un circuit dense qui nous a amenés dans une région rurale, loin des grandes avenues et barres en béton de Bucarest.

vaste église Moldovita

La vaste église de Moldovita.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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port de hambourg
Découvertes urbaines, Grand angle

Hambourg, un vaisseau amiral sur l’Elbe

Au Nord de l’Allemagne, Hambourg est un centre d’affaires reconnu. Mais cette ville est aussi une belle surprise. Le paysage urbain est sous l’influence maritime entre l’Elbe, les canaux et l’Alster, le lac central. Et l’architecture passée et contemporaine est d’une rare qualité.

port de hambourg

Quel meilleur endroit que le Speicherstadt pour les bureaux du Port de Hambourg ?
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Bucarest, mes péripéties en Roumanie, un étrange pays

Mon voyage d’une quinzaine de jours en Roumanie riche en péripéties ne m’a pas conquise. Ce que j’en ai vu est loin des gentilles cartes postales que mettent en avant les voyagistes spécialisés dans cette destination et qui font faire à leurs clients le tour de la Roumanie en car en une semaine et demie.

parlement Bucarest

Le gigantisme du Parlement à Bucarest.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Découvertes urbaines

Bucarest, le meilleur et le pire

A Bucarest, tous les styles d’architecture se mélangent. Les immeubles construits par Ceausescu écrasent la ville mais ce n’est pas tout. Maisons bourgeoises, monuments historiques, coquettes petites villas d’autrefois sont, dans de nombreux cas, dans un état pitoyable. J’ai rarement vu un patrimoine aussi peu considéré dans un pays européen. Pourtant, ils restent de belles traces de ce que fut cette ville et certaines constructions ont réussi, grâce aux efforts de leurs propriétaires, à conserver leurs atouts. A lire aussi pour mieux comprendre, l’article : Bucarest, mes péripéties en Roumanie, un étrange pays.

patrimoine bucarest

Bucarest, une architecture très hétérogène, le meilleur et le pire.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Palma de Majorque, un centre ancien au charme fou

Vous croyez que Palma de Mallorca est voué au tourisme de masse avide de plage, de soleil et de vie nocturne ? Grossière erreur. Moi aussi, je me suis laissée abuser pendant des années. Mais mon séjour à Palma a été une vraie révélation.

vue générale de Palma

Vue générale de Palma et de sa somptueuse cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Dubrovnik, la grandeur de l’ancienne République de Raguse

Surnommée la « perle de l’Adriatique », la ville de Dubrovnik est devenue l’une des destinations très prisées des touristes en tous genres, au détriment des voyageurs qui aiment s’imprégner de l’atmosphère des lieux. Qu’importe, la ville est belle et mérite qu’on parte à sa découverte.

vue d'ensemble de dubrovnik depuis les remparts

Une vue d’ensemble de Dubrovnik depuis les remparts.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Moissac et ses surprises Art déco

Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, n’est sans doute pas la ville la plus connue du grand Sud-Ouest. Mais cette ville pourrait vous surprendre autant qu’elle m’a surprise si vous aimez l’architecture du début du XXème siècle.

vigne triomphante Art déco

La vigne triomphante traitée sur le mode Art déco pour la renaissance de Moissac, ici au plafond de l‘Uvarium.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Fès et les sortilèges de la Médina

Fès, destination le Maroc. C’était mon premier voyage dans ce pays. Et j’ai pu visiter un souk qui a conservé toute son authenticité. C’est d’ailleurs ce qui fait la fierté de ses habitants, les Fassis. Promenade dans la plus vieille ville impériale du Maroc.

Médina de Fès

Dans la Médina de Fès.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Fès, scènes de rues

Fès a conservé, dans certains quartiers, des traditions et un mode de vie d’autrefois conditionnés notamment par le bâti. La Médina de Fès, au Maroc, continue à fonctionner sur un modèle qui a peu varié au fil des siècles, ce qui donne à cette ville son cachet et son originalité. Voici quelques images glanées au cours de mon séjour.

marchands depuis le Borj Nord Fès

Marchands embusqués derrière des grilles sur le site du Borj Nord à Fès. A l’arrière vue sur la Médina de Fès par temps couvert.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Fès, derrière les portes

A Fès, dans la Médina, les portes un peu similaires jouent sur des variantes subtiles. Eléments de l’architecture traditionnelle, elles sont souvent en bois clouté. certaines sont rutilantes, d’autres sont marquées par le temps. Petite particularité, nombreuses sont celles qui sont pourvues de deux marteaux. Lire la suite

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Découvertes urbaines, Focus

Lascaux 4, la préhistoire et l’art pariétal en immersion totale

Avec Lascaux 4, au sein du Centre International de l’Art Pariétal, j’ai pu me plonger dans un univers artistique remontant à 20 000 ans. Un voyage dans le temps fascinant.

panneau grande richesse Lascaux

Un panneau d’une grande richesse à Lascaux 4.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Naples Liberty, un Art nouveau venu du sud

A Naples, l’Art nouveau n’est peut-être pas le style le plus représentatif. Mais cette ville, qui a de nombreuses ressources dans le domaine du patrimoine et de l’architecture, possède quelques belles réalisations de la période Art nouveau, appelé en Italie Liberty ou style Floreale. Je n’ai pas eu le temps d’approfondir mes recherches pour découvrir tous les bâtiments Liberty de Naples mais, dans le quartier de Chiaia, j’ai pu admirer quelques belles réalisations Art nouveau.

ancien gran hotel Eden Naples

Ancien Gran Hotel Eden, Naples.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Naples et ses palais

A Naples, la profusion de palais montre à quel point cette ville d’Italie a un passé riche. Ses palais rivalisent de beauté. Certains ont été un peu maltraités au fil du temps. Monumentaux pour la plupart, ils affichent la grandeur de Naples, capitale du royaume des Deux-Siciles qui fut créé en 1759. Mais Naples n’a pas attendu cette date pour briller. Les palais de l’architecte Ferdinando Sanfelice (1675-1748) sont des constructions tout à fait originales et se distinguent de celles des autres architectes qui n’ont pas manqué non plus d’imagination.

Palazzo Trabucco Naples

Palazzo Trabucco (Sanfelice), Naples.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Naples, scènes de rue

A Naples, le spectacle est avant tout dans la rue. Scènes riches en couleurs, étonnantes, inattendues, amusantes, tout est possible. D’où l’intérêt de flâner dans cette ville qui ne cesse de surprendre le visiteur.

Naples, scène de rue.

Naples, scène de rue.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Naples, le chaos magnifique d’une ville italienne

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en entreprenant ce voyage à Naples. On parle tant de cette ville du sud de l’Italie de façon négative. J’en suis revenue conquise par ses différences, la richesse de son patrimoine, sa configuration étonnante entre mer et collines.

Le Golfe de Naples

La Baie de Naples.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Trieste, ville littéraire

Trieste est une ville italienne à part et nombre d’intellectuels et d’écrivains ont succombé à son charme. Qu’est-ce qui la rend si spéciale en plus d’offrir des plages en ville et la montagne tout près ?

mairie de trieste sur piazza dell unita

Mairie de Trieste sur la Piazza Dell’Unita.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Ljubljana, un Art nouveau triomphant et protéiforme

Mon voyage à Ljubljana avait été motivé en grande partie par le patrimoine Art nouveau de cette ville et par ses architectes célèbres dont Maks Fabiani et Joze Plecnik. La capitale de la Slovénie est un champ d’investigation fabuleux pour les amateurs d’architecture.

décor époustouflant banque coopérative ljubljana

Décor époustouflant de la Banque coopérative de Ljubljana.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Ljubljana, la magie de la capitale slovène

Au milieu de la Slovénie, tout petit pays de l’ancienne Yougoslavie, Ljubljana est une ville dont le charme opère au premier regard.

Ljubljana son château sont triple pont un ensemble plein de poésie

Ljubljana, son château, son triple pont et ses magnifiques immeubles, un ensemble plein de poésie.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Découvertes urbaines, Grand angle

Comillas, le Modernisme catalan en Cantabrie

Les architectes catalans qui ont donné ses lettres de noblesse au Modernisme à Barcelone n’ont pas cantonné leur travail dans leur région. Mais Comillas, en Cantabrie, est un cas de figure assez exceptionnel. Cette ville apparaît comme une enclave du Modernisme catalan là où on ne l’attendrait pas. Et les réalisations modernistes y sont particulièrement réussies. Cette curiosité s’explique par un concours de circonstances.

el capricho avec mirador comillas

El Capricho de Gaudi à Comillas avec son mirador au-dessus de la porte d’entrée.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Découvertes urbaines, Grand angle

Santillana del Mar, une plongée dans l’histoire

Du Moyen Age à la Renaissance, Santillana del Mar a connu une période faste. La ville a su préserver son patrimoine. Ce petit joyau de la Cantabrie invite à une promenade hors du temps.

charme de santillana del mar belles pierres fontaine

Tout le charme de Santillana del Mar : maisons anciennes, belles pierres et fontaine.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Découvertes urbaines, Grand angle

Bilbao, détour Art nouveau

L’image de Bilbao est désormais inséparable du Guggenheim. Mais Bilbao c’est aussi autre chose. Moins aristocratique que sa voisine, Saint-Sébastien, et plus industrieuse, cette ville a aussi beaucoup de chic.

teatro campos eliseos bilbao modernisme

Teatro Campos Eliseos, les raffinements d’un bâtiment moderniste de Bilbao.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Non Classé

Bratislava, entre Danube, patrimoine et Art nouveau

Bratislava, Pozsony, Presbourg, Presporok, plusieurs noms au fil de l’histoire mais une seule ville, désormais la capitale de la Slovaquie. Bratislava, une ville où il fait bon flâner.

église bleue odon lechner bratislava

L’Eglise bleue d’Odon Lechner à Bratislava.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Découvertes urbaines, Focus

Bratislava, derrière les portes.

Dommage de n’avoir pas pu rester plus longtemps à Bratislava. Bien que je n’y aie fait qu’un très court séjour, j’ai pu collecter quelques photos de belles portes. C’est dire si le patrimoine de Bratislava est riche. Petit échantillon de mes portes préférées.

portes Bratislava

Les portes de Bratislava.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Escales urbaines, Non Classé

48 Hours Open House Barcelona 2024, les 26 et 27 octobre


Barcelone est un fabuleux terrain d’investigation pour ceux qui aiment l’architecture. L’opération 48 Hours Open House Barcelona est une formidable opportunité pour visiter des lieux habituellement fermés. Une chance qu’il ne faut pas manquer.

La grande salle du Conservatoire de musique
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Restaurants au banc d'essai

Trois restaurants de Barcelone essayés et approuvés

A Barcelone le choix ne manque pas en matière d’architectures, de lieux étonnants, d’endroits chargés d’histoire ou de restaurants.

Au cours de mon dernier séjour, j’avais envie de miser sur la diversité. Mission accomplie.

Entrée de la Casa Culleretes à Barcelone depuis 1786, Photo City Breaks AAA+, © Claude Mandraut.
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A lire

Le Moment viennois

Rien de tel que de lire Le Moment viennois de Pascal Morand pour se plonger dans l’ambiance fin de siècle, période si riche dans l’histoire de l’empire austro-hongrois.

Vienne 1900, une époque et un lieu. Ce foyer culturel si riche a été agité par des personnalités hors du commun, psychanalyste comme Freud, musicien comme Mahler ou écrivain comme Zweig mais aussi artistes qui ont marqué le mouvement de la Sécession viennoise et ont laissé leur empreinte. Paul Morand, l’auteur de l’ouvrage Le Moment Viennois, se penche sur le parcours de six créateurs qui ont su transcender les courants de pensée et ont fait émerger, grâce à leur créativité, une approche de la modernité. Il présente les parcours de Gustave Klimt, Otto Wagner, Joseph Hoffmann, Adolf Loos, Emilie Flöge et Arnold Schönberg, mettant en avant la grande diversité qui a présidé à leurs destinées et était l’une des composantes de l’empire austro-hongrois. Une synthèse riche.

Le Moment Viennois, chroniques de la modernité à l’époque de la Sécession viennoise, Pascal Morand, Editions. Eyrolles.

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