Découvertes urbaines

Pise et Sienne, deux valeurs sûres en Toscane

Pise et Sienne, deux villes très peu éloignées mais qui ont chacune des atouts différents dans cette Toscane si riche qui attire amateurs d’art et d’histoire.

En Toscane, Florence polarise l’attention et attire une forte concentration de touristes qui s’agglutinent en files compactes devant ses grands musées. Deux autres villes méritent d’être incluses dans le circuit : Pise et Sienne. Elles ont malgré tout une belle notoriété et sont très fréquentées. Paradoxalement, ce ne sont pas les monuments les plus emblématiques de ces deux villes qui m’ont le plus séduite.

quais de pise arno

Les quais de Pise le long de l’Arno.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Pise, une ville à découvrir autrement

Pise pâtit de deux inconvénients. La fameuse tour est tellement célèbre qu’elle écrase de sa notoriété toute la ville. La proximité de Florence et de Sienne rend les touristes peu attentifs. Certains arrivent en train, déboulent depuis la gare sur le Campo dei Miracoli en traînant leur valise qu’ils laissent à la consigne de la billetterie et retour dans la foulée à grande vitesse pour reprendre le train vers Florence ou Sienne.

C’est ce qu’on appelle une visite express. A l’hôtel, nous avons rencontré un couple de Français qui étaient sur le pied de guerre, impatients de se rendre dans des propriétés viticoles pour déguster je ne sais trop quel vin. Pour eux, il était inutile de s’attarder à Pise. Ils y étaient restés une demi-journée car, toujours selon eux, il n’y a rien à voir.

Pise Arno

L’Arno coule au milieu de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Pise, des palais, un fleuve et des églises loin des circuits obligés

A Pise, j’ai aimé flâner le long de l’Arno dont le cours s’incurve légèrement, bordé de palais ou de beaux immeubles aux couleurs variées. Coup de cœur pour le Palais Agostini couleur pain d’épice avec ses arcades dentelées qui abrite au rez-de-chaussée le café littéraire, Caffé dell’Ussero, ouvert en 1794 sur le lungarno Pacinotti. Plus loin, l’Arsenal delle Galéres ou Arsenale Medicei construit par Cosme 1er entre 1537 et 1574 comporte 7 nefs voûtées, la huitième ayant été détruite au cours de la Seconde Guerre mondiale.

arsenal de Pise

L’ancien arsenal de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

J’apprécie la majesté des bâtiments industriels qui savent si bien raconter l’histoire d’une ville, d’un pays. J’aurais aimé pouvoir visiter cet arsenal, malheureusement, le musée était privatisé pour un mariage à des heures habituelles de visite… Enfin la citadelle du 15e siècle avec la Tour Guelfe du 13e siècle clôture de ce côté de l’Arno.

Tour de guelfe pise

La Tour Guelfe à Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Inutile de dire que les touristes brillent par leur absence et ne viennent pas troubler la paix de ces lieux. En prenant le pont de la Citadella, je suis revenue vers le centre ville en trouvant sur mon chemin l’église San Paolo a Ripa d’Arno, dont la façade est un modèle réduit de celle de la cathédrale, comme me l’a fait remarquer un Pisan rencontré sur place. Petit bijou hérissé de flèches ouvragées, l’église Santa Maria della Spina construite en marbre semble s’avancer sur l’Arno, lungarno Gambacorti. En fait, elle était sur la rive de l’Arno et a été démolie et reconstruite pierre à pierre pour ne pas être endommagée par le fleuve.

église santa maria della spina pise

La petite église Santa Maria della Spina sur les bords de l’Arno.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

vierge pise

Une vierge en bois marquant le début d’une galerie couverte à Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Je suis toujours affligée par le manque d’imagination pour ne pas dire plus des instances locales pour valoriser leur histoire et leur patrimoine. Ainsi, comment peut-on imaginer que la maison natale de Galilée, ne soit pas signalée ?

maison natale Galilée Pise

Maison natale de Galilée à Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Je suis tombée par le plus grand des hasards sur une maison étroite sur laquelle une plaque avait apposée au 24 via Giuseppe Giusti. J’y suis arrivée en allant jeter un coup d’oeil sur le théâtre Giuseppe Verdi, 40 via Palestro, présenté sur l’un de mes guides en français comme l’un des plus beaux d’Italie avec l’une des plus grandes scènes, il ne figure pas sur le guide acheté sur place !

Quant à la grande poste de Pise ou Palazzo delle Poste, place Vittorio Emanuele, qui occupe un quart de cette place centrale au cœur de Pise, elle n’est mentionnée nulle part.

poste de pise

La Poste de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

vitrail poste de pise

Vitrail au plafond de la Poste de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

hall entrée poste pise

Hall d’entrée de la Poste de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

plats poste de pise

Plats en céramique incrustés dans un mur de la Poste de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Arcades de la Poste de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

A force de recherche, j’ai pu découvrir qu’elle a été inaugurée fin 1929 et dessinée par les architectes Federigo Severini et Giulio Buoncristiani et construite par la société Bianchi. Mais aucun guide ne mentionne ce bâtiment exceptionnel richement décoré à l’extérieur avec des fresques au-dessus de ses fenêtres à meneaux, comme à l’intérieur avec des vitraux, des poignées de portes ou des suspension en fer forgé très travaillé, le tout dans un style néo-gothique, néo-roman.

Difficile de trouver aussi des informations sur le bâtiment qui lui fait face et qui occupe, lui aussi, un quart de place, le Palazzo Littorio, ancien bâtiment de la province, vraisemblablement de la même époque dans un style vénitien et qui est à l’heure actuelle abandonné. Federico Severini en serait aussi l’architecte. A ne pas manquer dans ce secteur, le magasin H&M, 61 corso Italia, qui s’est offert un palais : fresques et vitraux sont flamboyants.

magasin H&M Pise

Magasin H&M de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

J’aurais aimé visiter le musée national de San Matteo. Mais suis-je une française bornée et trop cartésienne, je n’ai pas compris qu’un panneau officiel en bord de trottoir annonce qu’il était ouvert du mardi au samedi de 9 h à 19 h et qu’une affichette placardée sur sa façade précise qu’il était ouvert du mardi au samedi à 8h30, 10h30, 12h30, 14h, 16h, 18h. Ayant trouvé porte close à 10 heures, je n’ai pas attendu jusqu’à 10h30 pour éviter de perdre mon temps au cas où rien ne se serait passé à 19h.

palais médicis pise

L’ancien Palais des Médicis transformé en préfecture légèrement à gauche de la photo.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Le Palais des Médicis se trouve juste à côté.

Le Palazzo Blu à la façade bleue qui lui a donné son nom est un bel édifice sur les quais dont l’origine remonte au 11èeme siècle et qui a été transformé en musée.

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Le Palazzo Blu.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Il accueillait une exposition sur le Futurisme lorsque je suis passée à Pise et je me réjouissais de pénétrer dans un immeuble historique et d’y voir des tableaux s’inscrivant dans un mouvement artistique né au début du 20ème siècle en Italie. Mauvaise idée. Pour commencer le préposé au guichet auquel j’ai présenté ma carte de presse, a pris ce document officiel du bout des doigts avec un air à la fois méprisant et dégoûté. Le musée ne consentait pas de réduction ou de gratuité aux journalistes, comme le font habituellement les musées européens aux journalistes présentant une carte de presse de leur différent pays d’origine. Pas de problème. En revanche, ce monsieur avait tout à fait oublié que le musée proposait des tarifs réduits aux plus de 65 ans, condition que remplit très largement mon mari. Munis de nos sésames, nous avons été interceptés par une dame qui voulait à tout prix que je dépose mon sac à dos, pas très grand, et que mon mari en face autant avec sa besace, par mesure de sécurité, sur ordre du préfet, alors que nous sommes passés dans des lieux autremement plus sensibles de Pise sans qu’on nous importune. Autrement dit, nous étions à l’étranger dépourvus de tous nos papiers d’identité et de tout moyen de paiement. Méfiants pour méfiants, nous avons préféré nous priver de la visite du Palazzo Blu et nous sommes repartis.

Le Campo dei Miracoli

Pour me rendre au Campo dei Miracoli, j’ai emprunté le Ponte di Mezzo, je suis passée devant l’étonnant Palazzo dei Cavalieri entièrement habillé de sgraffites et remanié en 1562 par Vasari.

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Palazzo dei Cavalieri.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Ne pouvant pas y pénétrer, j’ai poursuivi mon chemin pour arriver au Campo dei Miracoli qui drainent tous les touristes. Bien sûr, la tour, qui est en fait un campanile, est penchée mais l’intérêt du lieu réside dans la composition de cet espace vert qui accueille aussi en son centre la cathédrale et le baptistère, magnifiques bâtiments aux façades très travaillées.

Pise campo dei Miracoli

Le Campo dei Miracoli à Pise avec la célèbre tour penchée.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La porte principale de la cathédrale est surmontée de plusieurs étages de fines colonnes.

pise cathédrale façade

La façade travaillée de la cathédrale de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

cathédrale de pise intérieur

L’intérieur de la cathédrale de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Le marbre bicolore des arcs des nefs amplifie encore la majesté du lieu.

coupole cathédrale de Pise

Coupole de la cathédrale de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Deux éléments m’ont particulièrement marquée : la chaire de Giovanni Pisano sculptée entre 1302 et 1310 soutenus par des colonnes et des sculptures et le Christ bénissant de la cuvette d’abside aux mosaïques dorées.

chaire cathédrale de pise

La chaire de la cathédrale de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Mais ma préférence va peut-être au Camposanto, le cimetière, qui ne laisse rien deviner de son originalité et de sa beauté de l’extérieur.

galeries campo santo pise

Les galeries du Camposanto à Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Il faut longer un mur austère pour y pénétrer. Et il ressemble plutôt à un cloître avec ses quatre galeries organisées autour d’un jardin central.

sarcophage campo santo pise

Sarcophage installé contre un mur du Camposanto.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Les tombes sont encastrées dans le sol des galeries et les sarcophages sont adossés aux murs.

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Fresque représentant l’enfer sur les murs du Campossanto de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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Scène de cavaliers dans la forêt au Camposanto de Pise.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Mais ses fresques murales sont saisissantes par ampleur et les scènes qu’elles représentent avec une imagination, une créativité et une minutie rares : l’enfer, le triomphe de la mort ou le jugement dernier sont à couper le souffle.

Sienne, de Sainte-Catherine au Palio

Si certains vont à Sienne pour assister au Palio, la célèbre course de chevaux au cours de laquelle s’affrontent les quartiers de la ville, nous, nous y sommes allés pour découvrir la ville de Catherine (1*), cette sainte extraordinaire, sainte de Sienne, de l’Italie et de l’Europe.

catherine de sienne à saint-dominique

Visage momifié de Catherine de Sienne dans l’église Saint-Dominique.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Nul besoin d’être un fervent catholique pour s’interroger sur les motivations de cette frêle jeune femme vouant sa vie au Christ et aux pauvres faisant pénitence et jeûnant avec une étonnante ardeur. Il y a tout d’abord sa tête conservée à la basilique Saint-Dominique. Difficile de l’apercevoir tant la distance entre la chapelle où elle se trouve et les barrières la protégeant du public sont loin. Autre haut lieu du culte voué à cette sainte, son sanctuaire.

maison catherine de sienne

Ancienne maison de Catherine de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Ce serait l’endroit où elle est née en 1347. Le lieu a été passablement transformé depuis que Catherine y a vécu. Ici, comme à la basilique Saint-Dominique, les photos sont interdites. On ne plaisante pas. A la moindre tentative, la lumière est éteinte. Ce n’est pas très sérieux de ma part mais j’ai essayé de voir jusqu’où allait la vigilance des gardiens derrière leurs écrans de surveillance et je n’ai pas réussi à les prendre en défaut. Le lieu est truffé de caméras, tous les angles sont couverts.

La Piazza del Campo où se court le Palio épouse la forme d’un coquillage, adoptée pour favoriser l’écoulement des eaux pluviales.

arrondi piazza del campo

Arrondi de la Piazza del Campo à Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

autour de la piazza del campo

Autour de la Piazza del Campo à Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

cour de l'hôtel de ville de sienne

Dans la cour de l’Hôtel de ville de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

hôtel de ville piazza del campo

L’Hôtel de ville de Sienne sur la Piazza del Campo.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

découpe du ciel entre les créneaux de l'hôtel de ville

Découpe du ciel entre les créneaux de l’Hôtel de ville.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

A contempler la fontaine, Fonte Gaia, la première de la ville et l’Hôtel de ville en marbre et briques duquel s’élance le clocher de 102 mètres de haut et qui abrite aussi le musée de peinture de la ville.

arrière de la piazza del campo

A l’arrière de la Piazza del Campo.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Ne pas manquer le marché couvert qui se trouve à l’arrière pour sa très belle charpente. Et au détour de chaque ruelle, les immeubles des plus simples aux plus prestigieux se laissent découvrir dans cette ville à l’architecture élégante.

passage aérien

Passage reliant en hauteur deux immeubles.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

dans les rues de sienne

Dans les rues de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

la louve de sienne

La louve de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

enchevêtrement d'immeubles sienne

Enchevêtrement d’immeubles à Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

palais chigi saracini

Le Palazzo Chigi Saracini à Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

voûte palais chigi saracini

Voûte richement décorée du Palazzo Chigi Saracini qui date du 16e siècle.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

maison liberty à sienne

Une maison Liberty à Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

porte des fortification de Sienne

Porte des fortifications de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La cathédrale de Sienne et l’ancien hôpital :  architecture, art et histoire en majesté

Mais ma préférence va à la Piazza Duomo. Notre-Dame de l’Assomption pourrait n’être qu’une très belle cathédrale italienne avec cette alternance de bandes de marbre gris, rose et blanc sa tour de 77 mètres de haut.

la cathédrale de Sienne

La cathédrale de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Ce serait déjà bien. La chaire octogonale de 1260 est aussi remarquable.

intérieur de la cathédrale de sienne

Intérieur de la cathédrale de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

chaire cathédrale de sienne

Chaire de la cathédrale de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Cependant, ce qui rend cette cathédrale si spéciale c’est son sol. Entre le 14e et le 19e siècle, une quarantaine d’artistes ont oeuvré là pour créer de somptueux tableaux en marqueterie de marbre. Ce sol qui juxtapose des tableaux d’une grande variété de styles n’est pas toujours visible. Il peut être recouvert de tapis qui le protègent. J’ai eu la chance de passer à un moment où il était découvert. Petit désagrément avant d’arriver.J’ai voulu acheter mes billets en ligne pour ne pas trouver porte close au cas où l’affluence aurait été trop importante. Il m’en a coûté 1 euro de plus par personne pour « réservation à l’avance » et je pense pas me tromper autour de 2 euros de plus pour récupérer mes billets par mes mails. C’est la première fois qu’on m’a ainsi taxée ! Le baptistère est aussi très riche.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

sol de la cathédrale

Sol de la cathédrale.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

J’ai voulu acheter mes billets en ligne pour ne pas trouver porte close au cas où l’affluence aurait été trop importante. Il m’en a coûté 1 euro de plus par personne pour « réservation à l’avance » et je pense pas me tromper autour de 2 euros de plus pour récupérer mes billets par mes mails. C’est la première fois qu’on m’a ainsi taxée ! Le baptistère est aussi très riche.

Face à la cathédrale, l’hôpital de Sainte Marie de l’Echelle est aussi une curiosité. L’origine de ce bâtiment qui occupe tout un côté de la place remonterait au 12e siècle. Mais il se développe jusqu’à englober des rues du quartier.

hôpital de sienne

Salle commune de l’ancien hôpital de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Face à la cathédrale, l’hôpital de Sainte Marie de l’Echelle est aussi une curiosité. L’origine de ce bâtiment qui occupe tout un côté de la place remonterait au 12e siècle. Mais il se développe jusqu’à englober des rues du quartier.La longue salle des pèlerins est orné de fresques réalisées par trois peintres de Sienne. Cette salle commune était encore en service dans les années 1970. Extraordinaire labyrinthe, cet ancien hôpital qui se développe sur plusieurs niveaux est très mal balisé.

Et il faut être vigilant pour ne pas rater de petits couloirs qui mènent parfois à des lieux symboliques. Ainsi, c’est en allant regarder ce qui pouvait se cacher au fond d’une zone obscure que j’ai découvert dans un recoin du sous-sol l’oratoire de Catherine de Sienne où la sainte venait se recueillir entre ses visites aux malades. Dommage qu’on ne dispose d’un minimum d’informations quand on prend son billet -le petit dépliant est particulièrement succinct et peu informatif- et qu’il soit seulement possible d’acheter le livret sur l’hôpital à la sortie de la visite.

La forteresse des Médicis, un point de vue exceptionnel

A l’extérieur de la vieille ville, la Forteresse Médicis ou Forteresse Santa Barbara construite entre 1561 et 1563 par les Médicis pour mettre sous surveillance les Siennois est une construction gigantesque de 1,5 km de périmètre.

murs citadelle de sienne

Murs hauts et épais ceinturant la citadelle de Sienne.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Cette forteresse qui domine la ville offre un point de vue imprenable dans une ambiance charmante. Dans son enceinte, on trouve une école avec des petites classes et un bâtiment a été affecté à des artistes.

cathédrale de Sienne depuis la forteresse

Perspective sur la cathédrale de Sienne depuis la forteresse.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

C’est un plaisir rare de pouvoir se promener en toute quiétude, à l’ombre des arbres tout en regardant Sienne et ses bâtiments les plus célèbres qui se détachent sur l’horizon.

depuis la forteresse de sienne vue sur la vieille ville

Depuis la forteresse de Sienne, vue sur la vieille ville.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Là non plus, n’attendez pas qu’on vous signale cette rareté. Tout le monde converge vers la place principale. Si le palio joue un rôle fort à Sienne, il cache une grande partie de la ville.

Ma boutique à Sienne

A l’entrée de la vieille ville, le Consorzio Agrario de Sienne, un genre de coopérative qui regroupe des agriculteurs de la région depuis 1901 est l’endroit idéal pour trouver dans un très joli magasin de bonne taille toutes les spécialités locales, des produits dans des emballages traditionnels. Tout est de qualité, tout est délicieux et agréable à regarder. Il y a un petit coin de pizzas et autres gourmandises sucrées et salées à déguster rapidement sur place ou à emporter.

Mon café à Pise

Sur les quais, le somptueux Palais Agostini (26 Lungarno Pacinotti) ou palais rouge à cause de sa couleur est un exemple très réussi de gothique toscan. Il fut construit entre le 14e et le 15 siècle et abrite depuis le 1er septembre 1775, au rez-de-chaussée, le Caffé dell’Ussero. Ce genre de café culturel et scientifique continue à fonctionner ainsi. A voir sur les murs les photos qui retracent son histoire. Et il n’y a pas que son histoire et son architecture qui méritent de faire un détour par ce café.

palais agostini pise

Le Palais Agostini et sa façade en dentelle rouge.
Photo City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Sur ses tables en marbre entourées de banquettes, j’y ai dégusté de merveilleux gâteaux -moi qui déteste les gâteaux, c’est dire- à la pâte d’amande et hérissés d’amandes à des prix tout doux. J’ai regretté de ne pas avoir su avant de partir que le Caffé dell’Ussero proposait des plats de pâtes à midi. Je suppose qu’ils sont à la hauteur de leurs pâtisseries et n’ont rien à voir avec les horreurs servies près du Campo Santo à des prix prohibitifs au milieu de l’agitation des touristes qui se ruent vers la tour.

Mon hôtel à Sienne

Je ne donnerai pas le mon hôtel à Pise. Une véritable catastrophe. J’avais opté pour celui-ci car il était bien placé et que les hôtels étaient assez mal notés dans cette ville. Nous avons failli rester dehors au milieu de la nuit de notre arrivée, malgré tous les messages échangés au préalable. Les couloirs et les couloirs sont sombres et poussiéreux. Et impossible de fermer l’oeil de la nuit à cause du bruit. Le petit déjeuner est correct mais les œufs durs sont de véritables pièges : durs un jour à moitié cuits un autre jour. Attention à ne pas en répandre sur sa tenue avant de partie en promenade.

Forts de cette mauvaise expérience, nous avons annulé « le sympathique petit hôtel dans le cœur historique de Sienne » et nous avons opté pour le NH hôtel. Pas de mauvaise surprise, de la tenue et du confort. Situé juste en bordure de la vieille ville, il permet de se reposer le soir ou dans la journée.

Se déplacer en Toscane

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Pise. Je n’avais pas envie de louer une voiture, nous avons donc opté pour le train. J’étais franchement inquiète car il y avait un changement de train à aller et au retour entre les deux villes et des battements de cinq minutes à peine. Ce n’était pas un problème car les voies sont très proches les unes des autres et on comprend vite où se trouve le train dans lequel on doit monter. J’avais acheté nos billets sur internet. Là aussi c’était très facile. Et je dois dire que le réseau a l’air de fonctionner parfaitement avec des trains à l’heure et des fréquences très rapprochées. Un vrai plaisir. J’ai cru comprendre que si l’on rate son train, on peut en prendre un autre dans les quatre heures qui suivent. Nous avons pris un taxi pour l’aéroport mais j’ai pu voir qu’un la gare est relié à l’aéroport par un train.

Petit bémol, les toilettes étaient fermées. Le personnel renvoyait chez McDonald’s où il fallait payer. Enfin, un des grands cafés proches de la gare ne prenaient pas les carte de crédit sans le signaler. Un peu ennuyeux sur un axe aussi touristique !

 

Avant de partir en Toscane

Un coup d’oeil sur le site de l’Office du Tourisme Italien, de la Toscane, de Pise et de Sienne est toujours utile.

(1*) A lire : « Une folle de Dieu : Sainte Catherine de Sienne ou la passion du sang du Christ », Michel Bénézech, Annales Médico-Psychologiques, 2020, tome 178, p.10-17.

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3 réflexions sur “Pise et Sienne, deux valeurs sûres en Toscane

  1. Darrigade dit :

    Très bel article et surtout très complet. Je connais bises et siennes et pourtant après avoir lu le documentaire j’ai l’impression de ni être jamais allé que deux sites manquer il faut donc y retourner.Je connais bises et siennes et pourtant après avoir lu le documentaire j’ai l’impression de n’y être jamais allée: que de sites manqués et ignorés. Il faut donc y retourner!

    J'aime

    • Pise et Sienne c’est bien vrai sont des villes qui méritent plus d’attention qu’on ne leur en accorde habituellement. Le patrimoine italien est d’une telle richesse que les instances publiques vont au plus simple et n’incitent pas les voyageurs à profiter de leur séjour pour apprécier tout ce qui se trouve autour des chefs d’oeuvre majeurs. Et c’est dommage. A l’heure où on fustige le tourisme pour son bilan carbone, on devrait encourager les voyageurs à profiter des lieux où ils sont, à les arpenter à pied, à s’imprégner de l’atmosphère, à aller à la rencontre des habitants.

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