Paris 1900, un festival Art nouveau

Le Petit Palais, à Paris, accueille l’exposition « Paris 1900, la ville spectacle« , un panorama exceptionnel de la capitale française à une époque où elle brillait de tous ses feux.

Vase Cattleya fait pour Charles Lebeau, 1900, Emile Gallé. Collection du musée de Boulogne-sur-mer, photo Philippe Beurtheret. Exposition Paris 1900 au Petit Palais.

Vase Cattleya fait pour Charles Lebeau, 1900, Emile Gallé. Collection du musée de Boulogne-sur-mer, photo Philippe Beurtheret. Exposition Paris 1900 au Petit Palais.

Au moment où Paris accueille l‘Exposition Universelle de 1900, cette ville baigne dans une belle opulence. Innovations techniques, beaux-arts et arts décoratifs sont au diapason pour faire de Paris la capitale de la modernité et de l’art de vivre. C’est la Belle Epoque ! L’expression veut tout dire.

Avec l’exposition « Paris 1900, la ville spectacle« , le Petit Palais retrace cette période où tous les espoirs semblaient permis, où Paris bruissait de mille spectacles et concerts. Et l’Art nouveau a la part belle dans les salles que le visiteur est invité à parcourir. Six pavillons abordent des thématiques particulières. Le premier intitulé « Paris fenêtre sur le monde » est centrée sur l’Exposition Universelle et ses fastes nous emmène aussi dans l’univers des nouvelles gares qui permettent aux visiteurs de converger vers Paris. Le second dévoile les pionniers de l’Art nouveau avec des créations d’Emile Gallé, Lalique, Mucha, Majorelle ou Guimard. J’y ai passé beaucoup de temps, tournant autour des vitrines pour admirer une pièce, revenant d’un autre côté pour découvrir un détail que je n’avais pas vu au premier coup d’oeil. Un vrai régal ! Le troisième pavillon est consacré aux peintres, à leurs ateliers et aux galeries d’art. Renoir, Cézanne, Pissaro ou Gervex y sont bien représentés. Le quatrième pavillon fait revivre la mode de l’époque avec ses grands couturiers comme Worth et ses modistes. Les deux derniers pavillons nous entraînent dans le tourbillon de la vie parisienne avec ses cabarets, comme le Moulin Rouge ou le Chat Noir, ses cafés-concerts ou ses cirques. Les maisons closes ne sont pas oubliées. J’ai pu contempler les portraits des célèbres demi-mondaines que furent Liane de Pougy, la Belle Otera et Cléo de Mérode.

Une exposition riche, dense, colorée, brillante, parfaitement mise en scène qui nous ramène à la Belle Epoque quand l’Art nouveau faisait son entrée dans le monde des arts décoratifs.

« Paris 1900, la ville spectacle », jusqu’au 17 août, Le Petit Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris.

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