Mes six joailliers favoris

J’avoue, je suis une femme aux bijoux. Lorsque je voyage, j’essaie de trouver des joailliers historiques ou des créateurs contemporains car je déteste les bijoux de série même et surtout s’ils sont signés de maisons célèbres et internationales. Je recherche l’authenticité, l’inventivité, je suis réfractaire à tout ce qui ressemble à du marketing. Voici mes six trouvailles, mes six pépites.

Pendentif en forme de visage d'Alessandro Dari.

Pendentif en forme de visage d’Alessandro Dari.

Bagues

A Barcelone, la maison Bagues fait partie des adresses célèbres depuis des décennies puisque son origine remonte 1839 et même à 1766 si on se réfère à Carreras, l’un des associés. Car, au fil du temps, trois partenaires se sont associés pour former le joaillier que nous connaissons actuellement. Ce qui me séduit par-dessus tout chez Bagues, c’est les techniques d’émail translucide et d’émail au feu artisanal que l’atelier maîtrise parfaitement. Ces techniques étaient très à la mode à l’époque Art nouveau. Bagues continue à proposer des modèles dans cet esprit mais proposer aussi des pièces contemporaines bien reconnaissables.

Chambre de l'hôtel Bagues avec un bijou Bagues dans la vitrine.

Chambre de l’hôtel Bagues avec un bijou Bagues dans la vitrine.

Lors de mon dernier séjour à Barcelone, j’ai eu le plaisir de loger dans l’hôtel Bagues. Cet immeuble construit en 1850 et  baptisé « El regulador » en référence à la balance du bijoutier qui l’occupait a été transformé en hôtel 5* par le groupe Derby. Mais toujours en relation avec Bagues, l’hôtel abrite un mini musée Bagues et chaque chambre est ornée d’une pièce Bagues, dans une vitrine. Les chambres sont d’ailleurs conçues comme des écrins à bijoux raffiné avec du mobilier habillé d’acajou, du parquet et de l’ardoise dans les salles de bains.

Cage d'escalier de l'hôtel Bagues.

Cage d’escalier de l’hôtel Bagues.

Bagues, 41 passeo de Gracia, Barcelona.

Hôtel Bagues, 105 la Rambla, Barcelona.

Galerie Elsa Vanier

La Galerie Elsa Vanier qui se trouve à Paris est un lieu de découvertes. Depuis des années, cette galerie présente des joailliers contemporains. C’est d’ailleurs là que j’ai découvert Karen Gay, une artiste que j’aime beaucoup. La propriétaire de la galerie fait un remarquable travail de prospection et de sélection. Vous ne trouverez là que de très belles pièces, souvent des pièces uniques, à des prix très abordables par rapport aux techniques utilisées, au temps passé par l’artiste et aux matériaux auxquels il a recours. Cette galerie mise sur la création et l’originalité dans des registres contemporains différents, du bijou arachnéen aux pièces plus structurées.

Galerie Elsa Vanier, 7 rue du Pré aux clercs, Paris.

Alessandro Dari

Alessandro Dari est un magicien. On peut le voir dans son atelier-boutique à Florence, dans le quartier de l’Oltrano, où il imagine des bijoux fous, des bijoux à faire rêver. Il joue avec les volumes, n’hésite pas nous entraîner dans son univers onirique peuplé de coquillages, de châteaux, de maisons fantastiques, de bateaux ou d’araignées. Les pierres scintillent, l’or s’habille de chauds reflets, bagues et colliers attendent la princesse qui viendra les délivrer de la vitrine dans lesquels ils sont enfermés.

Bague créée par Alessandro Dari.

Bague créée par Alessandro Dari.

Alessandro Dari, 115 via San Nicollo, Firenze.

Codognato

A Venise, ne manquez pas la petite boutique au charme ouaté d’Attilio Codognato, derrière la Place Saint-Marc. La famille Codognato officie là depuis 1866. Elle est célèbre pour ses somptueuses bagues à tête de mort, d’étonnants memento mori qui ont été copiés mais jamais égalés. La finesse des détails et des incrustations est sans pareille. Sur ce thème, Codognato se lance de magnifiques variations. Mais vous y trouverez aussi de bijoux à motifs de maures ou de serpents et des camées.

Attilio Codognato, 1295 Sans Marco, Venezia.

Hans Appenzeler

A Amsterdam, Hans Appenzeler imagine des bijoux sobres mais jamais ennuyeux. Les formes des bagues et des bracelets sont généreuses et ont une belle ampleur mais ne sont jamais tapageuses. Il réalise aussi des variations intéressantes sur les maillages -à plat, ronds, rigides, souples, notamment pour ses colliers. En plusieurs décennies, ses créations n’ont pas pris une ride. Ses bijoux des premières années, remontant à 1969, sont aussi actuels que ceux qu’il vient juste d’imaginer.

Colliers en mailles tressées de Hans Appenzeller. Crédit photo Hans Appenzeller.

Colliers en mailles tressées de Hans Appenzeller.
Crédit photo Hans Appenzeller.

Hans Appenzeler, 1 Grimburgwal, Amsterdam.

Ananov

Les amateurs de joaillerie sont tous, un jour, tombés en arrêt devant les créations de Fabergé. Les œufs créés pour la famille du Tsar font partie de la légende. Fabergé n’existe plus à Saint-Pétersbourg même si son ancien magasin -à voir- est occupé par un bijoutier. En revanche, Ananov perpétue la tradition de l’or guilloché recouvert d’émaux. Pas de copies mais des pièces dans l’esprit de Fabergé, précieuses et délicates.

Ananov, 9/11 Michurinskaya, Saint-Pétersbourg.

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