Découvertes urbaines

Séville, la belle andalouse

Séville sort ses plus beaux atours pour la Semaine Sainte. Sa profusion de palais et de couvents semble encore plus étourdissante dans ce contexte. Choisir cette période offre l’opportunité de découvrir la capitale de l’Andalousie dans une ambiance propice à faire ressortir les charmes ce cette ville élégante, à l’image de sa population qui s’habille avec un rare raffinement. Mais il faut être prêt à affronter une foule dense et savoir que le temps consacré à la visite des lieux lieux iconiques de la ville sera réduit. Il faut d’emblée prévoir un second voyage dans une période plus calme.

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La place d’Espagne, une réalisation époustouflante de l’architecte Anibal Gonzalez.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La Semaine Sainte à Séville, mode d’emploi

C’est sans doute à Séville que la Semaine Sainte est la plus spectaculaire, en raison du nombre important de confréries autour de 70, qui se regroupent autour d’une représentation de la Vierge ou du Christ pour leur rendre hommage et perpétuer les traditions qui remontent à des siècles.

 

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Séville, Christ, Semana, Santa

Tapis de fleurs violettes pour un Christ en croix.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Les règles sont strictes et se répètent d’une année sur l’autre. Voici quelques indications. Que les puristes me pardonnent les approximations, je souhaite juste donner quelques points de repère à ceux qui voudraient se rendre à Séville en cette période. Les pénitents ou nazarenos qui sortent à l’occasion de la Semaine Sainte et accompagnent les palios ont, en fonction de leur confrérie, des vêtements -cagoules aux bouts pointus percées de deux trous pour les yeux, longues tuniques et capes- aux couleurs différentes. Ils circulent avec un cierge ou une croix.

 

Séville, Semanesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

En général, une confrérie défile avec deux « chars » ou palios, le premier étant un Christ, le second une Vierge.

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Il y a parfois quelques représentations comprenant plusieurs personnages. Les confréries les plus réputées comptent parfois jusqu’à 3 000 nazarenos et les pasos ou processions  comprennent aussi des orchestres. La Macarena, la Vierge vraisemblablement la plus célèbre de Séville, est aussi accompagnée de centurions romains, par exemple. Certaines processions, comme celles de la Macarena durent 13 heures.

 

Séville, Semaine Sainte 2019, La Macarena.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Les porteurs qu’on ne voit pas sous les palios, cachés par un entourage de draperies, changent régulièrement. En raison du poids qu’ils supportent ils forment des équipes de 30 à 40 personnes. La règle inchangée, c’est que les palios partent de leur église et traversent la Cathédrale avant de revenir et ils doivent obligatoirement passer par Carrera oficial, parcours qui part de la place Campana, passe par la rue Sierpes et l’avenue de la Constitucion avant d’entrer dans la Cathédrale par la puerta San Miguel. Cette partie du parcours est bordée par des chaises et des gradins loués à prix d’or par des privilégiés pour mieux voir ce qui se passe.

 

Séville, Semaine Sainte 2019, les centurions de la Macarena.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Enfin, parmi les incontournables de la Semaine Sainte, la Madrugada, qui commence à minuit le Vendredi saint et se termine à 14 heures ce même Vendredi saint, est le moment à ne pas rater.

 

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Les confréries El Silencio, El Gran Poder, La Macarena, El Calvero, La Esperanza de Triana et Los Gitanos défilent cette nuit-là. Mais toute la Semaine Sainte est jalonnée de nombreuses processions qui défilent dans le centre où les voitures sont interdites et où le tramway ne roule plus. Les règles et les codes sont tellement stricts que sur les applications Paso a Paso ou Semana Santa de Sevilla on peut voir quelles fleurs et de quelles couleurs doivent orner les palios.

 

Séville, Semainesainte, Semansanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Des publications sont disponibles pour connaître les jours, les heures et le circuit des processions, de même que des applications pour les mobiles.

 

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Les porteurs de pasos attendant le changement d’équipe.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Séville, la ferveur disparue

La mise en œuvre d’un tel dispositif est impressionnante : les palios qui sont des œuvres d’art qu’on promène dans les rues, la profusion de fleurs formant un tapis dense pour les sculptures, la foule qui se presse et reflue au rythme des pasos qui suivent parfois des parcours proches, créant des engorgements ou bullas  difficiles à résorber, le long cheminement des nazarenos, personnages dont on n’aperçoit que les yeux et qui s’élancent ou s’arrêtent d’un seul coup en fonction des ordres, l’odeur entêtante de l’encens, les lumières des cierges des nazarenos ou des photophores des palios qui brillent dans la nuit, les coups secs de bâtons du maître de cérémonie pour faire repartir les palios qui ont fait une halte, la musique qui fait vibrer l’atmosphère, les battements sourds des tambours qui résonnent au loin ou les saetas ou chants puissants qui s’élèvent des balcons. Tout un rituel immémorable.

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Et il ya a aussi les élégantes vêtues de robes noires moulantes, perchées sur de hauts talons, coiffés d’un peigne haut à partir duquel cascade une longue mantille en dentelle noire. Je ne les ai vues qu’avant la Madrugada.

 

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La tenue traditionnelle est aussi portée par des jeunes femmes.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

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C’est la Semaine Sainte à Séville, mais une cigarette et un verre de bière sont toujours bienvenus.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

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Peignes, mantilles et robe noires à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Malgré cela, je n’ai pas ressenti monter la ferveur des participants -foule ou nazarenos-, comme je l’avais perçue il y a bien des années.

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Cette émotion était palpable, à l’époque, par toute personne athée, catholique ou d’une autre religion.

 

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Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Cette année, j’ai assisté à un très beau spectacle, indéniablement. C’est une impression qui n’engage que moi mais sous la rigueur apparente, j’ai perçu une certaine décontraction. Par exemple, j’avais réussi à garder un bout de trottoir en m’y installant des heures à l’avance pour pouvoir admirer le passage de La Macarena.

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

J’ai eu la chance que le palio s’arrête juste devant moi pour le changement des porteurs à la tête enturbannée pour être protégés. Pendant les minutes qu’ils ont passées sous le palio attendant le signal du départ, ils ont été secoués par des crises de fous rires qui m’ont paru assez peu compatibles avec leur fonction.

Séville, Semainesainte, Semansanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Et quand le palio s’ébranle dans des sursauts liés au poids faisant trembler dentelles et sculptures, les applaudissements paraissent récompenser les efforts d’un spectacle profane. Dans le public, les amoureux s’enlacent et s’embrassent sans retenue, les enfants trépignent de joie quand un nazareno leur glisse une photo de la confrérie de sa Vierge et la compare à celles qu’ils ont déjà engrangé dans la journée, les spectateurs plaisantent, boivent, mangent à tel point que lorsqu’on quitte une procession, la nuit, on fait craquer sous ses pas verres et bouteilles en plastique.

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Séville, Semainesainte, Semanasanta

Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Mais dès le lendemain matin, la ville est d’une propreté étonnante. Les nazarenos qui autrefois déambulaient pieds nus sont devenus rarissimes et je n’ai pas vu de pénitents traînant boulets ou chaînes ou se flagellant, attitudes extrêmes que certains pouvaient trouver choquantes mais qui traduisaient l’engagement fort de ces catholiques dans le repentir.

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Séville, Semaine Sainte 2019.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Autres temps, autres mœurs.

La plus grande cathédrale gothique du monde

Quoi qu’il en soit, la Cathédrale,, reste le fleuron architectural de Séville et est considérée comme la plus grande capitale du monde. Elle est construite à l’emplacement d’une vaste mosquée de 15 000 m² du XIIème siècle édifiée par les Almohades et transformée au moment de la reconquête par le royaume de Castille en cathédrale.

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La nef centrale de la cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

En raison des attaques du temps et du tremblement de terre de 1356, il fut décidé de bâtir un nouveau bâtiment à cet emplacement. Cette cathédrale gothique fut inaugurée en 1506 alors que les travaux n’avaient débuté qu’en 1433.

 

 

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Coupole entièrement décorée de personnages sculptés et de diablotins dans la grande sacristie de la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La Giralda, minaret de l’ancienne mosquée, devint un clocher et la cour aux orangers dont la porte donne qui donne sur la rue est musulmane. Elle faisait aussi partie des anciennes installations.

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Sur le côté de la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Et au fil du temps, Notre-Dame du Siège fit l’objet d’agrandissements Renaissance et Baroque. La nef centrale majestueuse, la grande chapelle est dotée d’un retable époustouflant, le plus grand au monde, de 28 mètres de haut sur 18 mètres de large.

 

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Délicat travail de sculpture pour les voûtes de la cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

L’arrière-choeur est constitué en marqueterie marbre et jaspe. Différentes chapelles entourent l’espace central et, partout, les vitraux sont à la hauteur de ce monument. La Cathédrale est aussi un véritable musée avec des œuvres de Murillo, Zurbaran ou Goya notamment.

 

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Mausolée de Christophe Colomb à la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La Grande Sacristie de style Renaissance achevée en 1543 est recouverte d’un dôme intégralement sculpté jouant sur les symboles du ciel, de la terre et de l’enfer.

 

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La couronne des rois qui fait partie du trésor de la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

A ne pas oublier la salle capitulaire en forme d’ellipse dont le sol et le plafond sont traités avec un goût recherché pour les détails raffinés, l’antichambre avec sa voûte en berceau et à caissons et le trésor qui n’usurpe pas son nom.

 

 

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Perspective sur le mode de consctruction de la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La couronne de la Vierge des rois créée en 1904 par Pedro Vives et Manuel de la Torre m’a particulièrement attirée par la qualité du travail des orfèvres, la richesse de ses décors très fins et la beauté de ses pierres.

 

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Tourelles découpées de la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

L’une des curiosités qui fascine les touristes est le mausolée funéraire de Christophe Colomb réalisé par Arturo Melida (1849-1902), architecte, sculpteur et peintre. Ce monument a été installé en 1902 dans le bras sud du transept.

 

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Depuis les toits de la Cathédrale de Séville, vue sur la Giralda qui a été transformée en clocher.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Et puis il y a les toitures que j’ai pris grand plaisir à parcourir. Peu d’autres églises se laissent découvrir de cette façon. Cette déambulation permet de mieux comprendre la construction de la Cathédrale et offre une belle perspective sur la ville.

 

 

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Au « premier étage », sur les toits de la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

L’accès à ces toits par un escalier en colimaçon est assez facile car la visite se fait niveau par niveau. On peut donc reprendre son souffle.

 

 

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Cour des orangers de la Cathédrale de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La taille, la variété et les richesses de Notre-Dame du Siège exigent qu’on y vienne à plusieurs reprises. Quand on voit cette bâtisse monumentale, on imagine difficilement que toutes les pierres qui la composent ont été acheminées par bateau grâce au Guadalquivir. Pour contempler ces merveilles, prévoir des semaines à l’avance l’achat des billets sur internet.

L’Alcazar de Séville, une immersion dans les fastes des Almohades

Derrière la Cathédrale, se trouve l’autre merveille de Séville, l’Alcazar encore défendu par des remparts.

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Patio intérieur et pièce d’eau à l‘Alcazar de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Si les bases de l’Alcazar furent lancées au XIème siècle par les Abbadides, c’est au cours des deux siècles suivants que les Almohades l’agrandissent et en font un palais fastueux. Dominée pendant cinq siècles par Musulmans, Séville est reprise au XIIIème siècle par les rois de Castille. Et de l’Alcazar des Almohades ne restent que la cour des Stucs et la cour de la Croix.

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Plafond doré d’une salle de l’Alcazar de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

L’Alcazar que l’on visite actuellement et qui semble si exotique est en fait conçu au XIVème siècle par les rois Alphonse XI et Pierre 1er qui lui donnent un style Mudejar, heureux mélange d’architecture musulmane et de vision chrétienne sur 7 hectares. Bâtiments organisés autour de cours intérieurs, de pièces d’eau et de jardins, l’Alcazar est à la fois grandiose et intime.

 

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D’une salle à l’autre, à l’Alcazar de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La qualité et la variété des stucs présents partout en partie haute, sur les plafond et autour des arcs constituent un décor que je ne me suis pas lassée d’admirer car les motifs varient, ont plus ou moins de profondeur pour jouer sur les reliefs.

 

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Richesse des décors de l’Alcazar de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

J’aurais aimé pouvoir en ramener un répertoire complet, mission impossible dans le cadre d’une promenade. Les carreaux aux motifs géométriques et colorés apposés sur les murs rehaussent le tout.

 

 

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Une arche de l’Alcazar à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

La salle des Ambassadeurs est féerique. Les plafonds marquetés de la salle des Rois catholiques et ceux de la chapelle Renaissance (installés entre 1541 et 1543) sont aussi remarquables.

 

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Bassin à l’Alcazar de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

Quant à la salle des voûtes qui affiche des arcs gothiques rehaussés de jaune, elle est censée avoir accueilli le banquet de mariage de Charles Quint et d’Isabelle de Portugal. L’Alcazar étant très couru, il est là aussi, plus prudent de réserver sa visite très longtemps à l’avance sur Internet.

 

 

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Les jardins de l’Alcazar de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Pour ceux que cela intéresse la station de calèches qui sillonnent Séville se trouve sur place del Triunfo.

 

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Les calèches stationnent à Séville entre la cathédrale et l’Alcazar.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

La plaza de Espaňa et le parc Maria Luisa ou la Belle Epoque à Séville

Fastueuse, la plaza de Espaňa ou place d’Espagne est l’oeuvre d’Anibal Gonzalez (1876-1929), le célèbre architecte régionaliste sévillan pour accueillir les grands événements de l’Exposition ibéro-américaine de 1929, célébrant la rencontre entre l’Espagne et ses anciennes colonies.

 

 

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Bâtiment central de la place d’Espagne à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Cette immense place semi-circulaire est cernée par un bâtiment en arc de cercle en briques, céramiques et bois qui se reflète dans le canal qui le borde.

 

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Pont décoré de céramique enjambant le canal de la place d’Espagne.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Quatre ponts enjambent ce canal pour aller vers le bâtiment ou en revenir.

 

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Les deux extrêmités de la place d’Espagne sont terminées par une tour.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Adossés à la galerie du bâtiments, 48 bancs en céramique représentent les grandes villes d’Espagne.

 

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Promenade en bateau, sur le canal de la place d’Espagne.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

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Calèche sur l’esplanade de la place d’Espagne.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

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Blason de Séville inscrusté dans le sol de la place d’Espagne.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Le dos du banc est constitué d’un tableau en céramique dont le thème évoque les spécificités de chacune de ces villes.

 

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Banc consacré à Madrid, place d’Espagne à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Au sol, elle est située sur une carte d’Espagne. Enfin, au-dessus du dossier du bac, un blason rond en céramique est inséré dans le garde corps de la galerie, affichant ainsi leurs armes. Un ensemble chatoyant à la gloire de l’Espagne.

Dans le parc Maria Luisa, très agréable à parcourir, illuminé par des cascades multicolores de bougainvilliers.

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Entrée du théâtre Lope de Vega à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

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Le pavillon mudejar à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

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Le Pavillon royal dans le parc Maria Luisa de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

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Promenade en calèche dans le parc Maria Luisa.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Quelques bâtiments construits à l’occasion de cette fameuse Exposition de 1929 ont été conservés : le Théâtre Lope de Vega par Vicente Traver, le Pavillon royal (1911-1916) par Anibal Gonzalez une merveille de dentelles de pierre et céramique aux volumes géométriques, le Pavillon Mudéjar (1914) par Anibal Gonzalez qui accueille depuis 1973 le musée des Arts et coutumes populaires, le Palais des beaux-arts (1910-1915) toujours par Anibal Gonzalez et transformé en musée Archéologique adopte un style Renaissance plus classique.

Séville, une grande diversité

Durant mon court séjour très rempli à Séville, j’ai pu admirer au passage quelques curiosités en plus des visites des grands classiques et du suivi de la Semaine Sainte.

 

Séville, Costurero

Le Costurero de la Reina à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Le Costurero de la Reina ou Atelier de couture de la Reine est un adorable petit château minuscule de style néomudejar surmonté de créneaux de fantaisie et rayé de rose. C’est la première construction de style néomudéjar construite en 1893 par Juan Talavera à la demande des ducs de Montpensier.

 

 

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L’université de Séville dans les anciens bâtiments de la fabrique royale de tabac.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

En allant à la Plaza de Espaňa, je suis passée devant le gigantesque Palais de San Telmo des XVII ème et XVIII ème siècles où siège désormais le Gouvernement andalous et la non moins impressionnante Fabrique royale de tabac (1728-1763) qui accueille désormais l’université. J’ai aperçu la Torre del Oro ou Tour de l’Or des Almohades qui a perdu ses azulejos dorés depuis le XIII ème siècle.

 

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L’une des salles des Archives des Indes à Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

J’ai pris le temps de visiter los Archivos de Indias (Archives des Indes), tout près de la Cathédrale. Cette ancienne bourse du commerce Renaissance recense les documents concernant la conquête du Nouveau monde. A voir absolument el museo de Bellas Artes de Seville.

 

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L’entrée du musée des Beaux-Arts de Séville qui était autrefois un couvent.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Le bâtiment, l’ancien couvent de la Merced Calzada reconstruit au XVII ème siècle fut l’un des plus riches couvents de Séville. Ses fonds sont remarquables avec notamment des tableaux de Murillo, Zurbaran et Juan de Valdès Leal.

 

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Patio à l’intérieur du musée des Beaux-Arts de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Pour moi, l’oeuvre par excellence de ce musée est la très belle peinture de Murillo « Saintes Juste et Rufine », les deux martyres sévillanes exécutée vers 1665 pour le couvent des Capucins. J’ai aussi beaucoup apprécié de pouvoir contempler des œuvres plus tardives de peintres du XIX et du début du XX ème peu connus à l’étranger qui permettent de découvrir des artistes et leur vision de Séville et de sa région à cette époque. D’un point de vue pratique, ce musée qui est la deuxième pinacothèque espagnole après le Prado est relativement peu fréquenté, il n’y a donc pas besoin de faire des réservations et gratuit pour les ressortissants européens !

 

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La mairie de Séville avec les gradins qui longent la Carrera Oficial.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.


La mairie est aussi un très beau bâtiment, dont l’entrée officielle est inaccessible durant la Semaine Sainte car les gradins de la Carrera Oficial y sont adossés.

Enfin, le Metropol Parasol appelé aussi plus familièrement Las Setas, c’est-à-dire les champignons en fonction de sa forme occupe depuis 2011 la quasi totalité de la Plaza de la Encarnacion. Cet ensemble en bois et métal de l’architecte allemand Jürgen Mayer a fait débat pour ne pas dire scandale lors de son installation.

 

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Sous las Setas de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Et pourtant, quelle magnifique réalisation d’architecture contemporaine avec ses six « chapeaux » qui ondulent et ombragent la place tout en laissant filtrer la lumière.

 

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Circuit sur le toit de las Setas pour admirer Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

On aimerait voir d’autres structures aussi imaginatives et esthétiques que Las Setas qui se déploient sur 150 mètres de long et 70 mètres de large et culminent à près de 30 mètres de haut. L’ensemble est composé de 3 500 mètres cubes de bois en lames recouvertes de polyuréthane imperméable, transpirable et étirable, ce qui en fait la plus grande structure en bois au monde. Au premier niveau en sous-sol se trouve l’Antiquarium ou musée Archéologique qui permet de contempler les restes romains trouvés au moment de la construction ainsi qu’une maison almohade, divers espaces ont été aménagés dans les étages dont un marché.

 

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Vue de la cathédrale et de la Giralda de Séville depuis las Setas.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Le cinquième niveau, une large passerelle de 250 m de long qui serpente sur las Setas de 21 mètres à 28,5 mètres de haut grâce des des dénivelés très doux permet d’avoir une vue incomparable à 360° de Séville tout en pouvant admirer cette étrange structure dont on peut on comprend mieux le mode de fonctionnement. Ce regard sur le bâtiment lui-même est un vrai spectacle en soi.

Il me reste bien d’autres découvertes à faire à Séville, comme visiter les palais et les couvents ou humer l’ambiance de ses quartiers et surtout mieux appréhender le travail de l’architecte régionaliste Anibal Gonzalez.

Mes adresses à Séville

Le Corte Inglès
L’enseigne de grands magasins espagnols bien connue, el Corte Inglès, et très présente dans le centre de Séville. J’ai appris avec plaisir qu’un étranger bénéficiait de quelques avantages. Ainsi, avec le numéro de mon passeport, on m’a fait une carte « For shopping lovers » valable sur 5 jours me permettant de bénéficier d’un crédit de 10% généré par chaque achat précédent.

 

Séville, Feria, robes

Au Corte Ingles, rayon très rempli de robes pour la Feria de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

La Campana
J’avais lu nombre d’articles sur la Campana, pâtisserie traditionnelle de Séville. C’est vrai que ses vitrines sont magnifiques. Mais petit inconvénient, elle se trouve 1-3 calle Sierpes, une adresse très centrale et pratique mais difficilement accessible durant la Semaine sainte car elle se trouve sur le passage de la Carrera Oficial. En outre, je pensais que l’établissement faisait aussi salon de thé, ce qui n’était pas le cas. J’ai goûté las torrijas, gourmandise typique de la Semaine sainte, un genre de pain perdu saturé de miel, définitivement trop sucré pour moi.

 

Séville, Campana, conféries

Vitrine de la Campana. La célèbre pâtisserie reproduit les confréries les plus célèbres pour en faire des bonbonnières.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

El Torno
El Torno est une excellente adresse pour des gourmandises pas trop sucrées. Cette petite boutique située 2 Plaza del Cabildo, à laquelle on accède depuis l’Avenue de la Constitucion, tout près de la Cathédrale, commercialise des gâteaux des couvents de Séville. Un vrai délice. J’y ai aussi acheté du miel de fleur d’oranger subtilement parfumé.

 

Séville, ElTorno, douceurs

El Torno, pour les amateurs de douceurs.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

 

Filo
Filo est un petit restaurant très près de la Cathédrale. Un beau choix de salades imaginatives et copieuses autour de 7 euros. Des produits très frais. La limonade maison est aussi à retenir. Attention, la salle est petite et vite remplie.

El Rinconcillo

El Rinconcillo serait le bar de Séville le plus ancien fondé en 1670, 40 rue Gerona. Les conversations y sont très animées. Un lieu où l’on peut voir et entendre l’enthousiasme des Sévillans quand ils se rencontrent entre amis.

 

Séville, Rinconcillo

La foule se presse au Rinconcillo de Séville.
Photo : City Breaks AAA+, Claude Mandraut.

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2 réflexions sur “Séville, la belle andalouse

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